Pour Élisabeth de Fontenay

Cet article, que j’ai voulu mettre en commentaire à l’interview que vous avez donnée au Point) n’a bien sûr pas été publié par cet hebdomadaire liberticide et publicitaire. Mais je ne vais pas m’en étonner quand même. Sûrement vous ne lirez jamais cet article mais si le miracle devait arriver, je voudrais que vous ne preniez pas les attaques pour vous même. Non, je n’écris pas pour vous, personnellement, il n’y a aucune raison pour que je le fasse. Je vous prends seulement en exemple car vous êtes connue dans le domaine de la philosophie animale et cela pour de bonnes raison. Mais vous ne cessez pas, pour autant, d’être l’exemple même d’une philosophie sophiste et absolument inutile (voire complice du système dominant). Philosophie, nul besoin de le dire, tellement étroite car créée par une humaine pour les humains. Adieu la décentralisation, bonjour la tentative de confirmer la supériorité de l’homme. Enfin, voilà l’article :

Encore une qui mange l’objet de sa compassion…Sûrement, madame, les animaux vous remercieront pour vos livres très documentés. D’ailleurs,  j’ai entendu que 15% des animaux les ont déjà lus et appréciés…Vos mots doux leur vont droit au cœur. Vous rassurez leur conscience et leur estime  d’eux-mêmes… Ils l’ont dit, c’est ce dont ils ont le plus besoin : de mots, plein, plein de gentils mots ! Il y en a même qui sont tués (électrocution,  égorgement etc) avec vos livres à la main ! Si ce n’est pas beau ça ! Vous devez en être extrêmement fière madame !

Certes, il y a des médisants et des jaloux qui disent que parler, parler, parler sans RIEN faire de ce qu’on dit est, au mieux, contradictoire, au pire hypocrite ! Mais vous ne les écoutez pas (encore heureux d’ailleurs !). Vous ne savez et ne devez écouter que les cris des animaux quand ils se font tuer, car à ce moment ils vous appellent, vous, pour leur dire des mots gentils et pour les rassurer que vous les mangerez avec respect ! Comme ça ils pourront mourir en paix grâce à vous ! Que feraient-ils sans l’assurance de votre amour posthume ? Mourir sans espoir est bien la pire des choses ! Mais là, quand ils savent que leurs dépouilles mortelles rassasieront votre royal estomac, ils sont même pressés d’y arriver. Pour vous remercier, bien sûr.

« Je ne récuse pas la domination mais la chosification » oui, certes, que vous êtes sage ! C’est sûr que tuer un animal pour se goinfrer de son cadavre c’est le traiter comme une fin en soi ! Mais, laissez-moi deviner, vous ne vous goinfrez pas, ça ne siérait pas bien à votre aristocrate bouche, vous dégustez avec art…Là est toute la différence !


« Non, je ne suis pas végétarienne, sans pour autant m’en vanter. » Sans blague ! Il ne manquerait plus que ça ! Vous n’êtes pas végétarienne et encore moins végane, ce qui devrait être le but de n’importe quel défenseur et amoureux des animaux et de la justice.

Bel exemple de savoir creux, d’accumulation de connaissances sans accumulation de sensibilité, de compréhension et ouverture d’esprit.


« Science sans conscience ruine de l’âme ». Mais non !!! Pardi ! Je n’ai pas affirmé que les animaux avaient une âme, je n’oserais pas offenser le genre humain, surtout pas ! Soit-dit en passant, vos discours et vos actes sont, à eux seuls, une offense au genre humain tel qu’il devrait être ! Mais ils sont monnaie courante au genre humain tel qu’il est ! Vous êtes commune, d’autant plus commune que vous vous croyez différente, d’autant plus commune que votre savoir vous oblige à un comportement meilleur et ne vous donne aucune excuse de ne pas l’adopter.

Cause à effet

si vous arrêtez

Oui, au fond c’est simple…

Ils nous attendront jusqu’à ce que la dernière lueur de lumière quitte leurs tristes yeux

S’engager

« Selon moi le véganisme est la forme la plus haute d’activisme que quelqu’un pourrait adopter. »

« Le véganisme est la seule réponse cohérente à l’idée que les animaux font partie de la communauté morale. »

« Le véganisme est un pas nécessaire sur la route vers l’Ahimsa (non-violence). »  Gary Francione

Devenez végan. C’est facile. C’est mieux pour vous, pour la planète et, plus important encore, c’est la chose juste à faire.


L’enfer et le paradis

Un guerrier voulut un jour aller dans le monde pour comprendre ce qu’étaient le paradis et l’enfer. Après quelques semaines de recherches infructueuses, il voit un vieil homme en train de méditer sous un arbre. Le guerrier lui dit d’un ton peu aimable : « Vieil homme, apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais il reste sans réponse. Il réitère sa demande, d’un ton assez violent : « Eh ! vieux bouseux apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais toujours aucune réponse. A ce moment le guerrier est hors de lui, lève le sabre et crie : « Vieux salopard je vais te couper en deux !!! » et juste au moment de baisser le sabre pour tuer le vieux, celui-ci dit calmement: « C’est cela l’enfer. » Ces paroles figent le guerrier qui, peu de temps après, laisse le sabre tomber, se met à genoux, pleure et  implore de toutes ses forces le vieux de le pardonner. A quoi ce dernier répond : « Et cela, c’est le paradis. »

Maintenant, regardez attentivement  la première vidéo et de 2min40 jusqu’à 3min08 pour la deuxième.

 

15 raisons pour ne pas devenir végan

*végan(e) : personne opposée à toute exploitation des animaux dans tous les domaines où ceux-ci servent de matière première ou d’esclaves (alimentation, expérimentation, cirque, corrida, tiercé, habillement etc.)
*véganisme : mouvement qui affirme, principalement, le droit absolu à l’existence et à la liberté de tous les êtres vivants sensibles

1. Vous serez en meilleure santé donc au revoir hôpitaux et au revoir belles infirmières ou beaux infirmiers.

2. Vous ne pourrez plus décharger sur les animaux votre colère due à l’humiliation subie au travail ou ailleurs et vous serez obligé de vous opposer à ceux qui vous humilient et rabaissent.

3. Vous ne ferez plus partie des esclavagistes dominants mais des égalitaires (plus) justes, ce qui peut, en partie, nuire à votre orgueil.

4. Vous perdrez certains «amis» qui n’accepteront sûrement pas que vous fassiez de bonnes actions ni que vous soyez devenu une personne plus juste.

5. Votre famille et votre entourage vous accuseront souvent d’extrémisme pour ne pas vouloir tuer, comme eux, des êtres faibles et innocents. Vous passerez pour le/la terroriste de service, terroriste très très dangereux (dangereuse) car vous laissez, mine de rien, les animaux vivre, ce qui est inacceptable.

6. Vous ne pourrez plus vous acheter des Nike et tout ce qui ressemble à ce symbole de capitalisme maladif et vous serez, d’un coup, devenu «ringard» et «pas cool». Votre image sociale se dégradera sensiblement et indiscutablement. Vous perdrez ainsi l’appréciation de tous ceux qui vous aimaient pour ce que vous étiez.

7. Vous éliminerez beaucoup de produits nocifs de votre corps ce qui vous permettra d’avoir une meilleure santé mais aura pour conséquence l’impossibilité de vous plaindre et de recevoir la compassion de l’entourage (en plus du point 1).

8. Malheureusement, votre meilleure santé fera aussi s’écrouler plein d’organismes d’assurance et provoquera le chômage de centaines de pauvres innocents… Vous ne voulez surtout pas vous rendre responsable de cela, n’est-ce pas ?

9. Vous contribuerez aussi au chômage de tous ceux qui vivent du crime : éleveurs, transporteurs de cadavres, trafiquants d’êtres vivants, bouchers, certains commerciaux et publicitaires, confectionneurs, «scientifiques» tortionnaires, vendeurs de produits de «beauté», travailleurs des cirques, chasseurs et j’en passe… De cela non plus vous ne pouvez pas vous rendre responsable…

10. Sachant que pour un kilogramme de viande de vache par exemple il faut 15.000 litres d’eau, arrêter de manger le corps des vaches (et donc «laisser» cette eau dans la nature) provoquerait de graves inondations et des millions de morts. Vous en serez également coupable.

11. Sachant que les animaux ont besoin de beaucoup de nourriture (souvent prise aux hommes des pays pauvres), ne plus manger d’animaux reviendrait à aggraver la surpopulation mondiale car suite à votre acte irresponsable il n’y aura peut-être plus de famine sur la Terre…

12. Aussi, si les animaux ne sont pas tués, ils nous envahiront et nous connaissons tous, pour l’avoir vu dans des films de science-fiction, le danger que représente un poulet colérique ou un mouton enragé… Hitchcock, avec ses «Oiseaux», serait jaloux… Imaginez, en vrai, «L’attaque des poulets vengeurs», «L’invasion des moutons bouclés» ou «La fulgurante incursion des vaches à taches». Que dieu nous garde !

13. Si nous donnons des droits aux animaux, c’est la porte ouverte à toutes les revendications et à tous les communautarismes. Les batavias, les carottes, les cerises et les bananes revendiqueront, elles aussi, des droits égaux à l’existence. Nous crouleront sous les procès intentés par les comités de défense de ces légumes et fruits, tous nos impôts iront aux tribunaux… Des manifestations monstre se feront dans toute la France. Voici des slogans possibles : «Des droits, des droits, pour les batavias !» , «Les cerises, pas sur les gâteaux !», «Arrêtez, arrêtez, de nous carotter !»…et ce sera fini de la tranquillité publique.

14. Rester tels que vous êtes demeure un acte citoyen car où enterrer ces dizaines de milliards d’animaux ? Il faudrait, sans votre aimable concours, construire beaucoup de fosses communes, ce qui plomberait les finances publiques (en plus, en temps de crise financière…). Mais, par solidarité, vous acceptez de transformer votre corps en fosse commune pour les cadavres d’animaux et pour cela on ne vous remerciera jamais assez.

15. Et la dernière (bien qu’on puisse en trouver tant d’autres puisque tout homme est génie en invention d’excuses) : le fait de devenir végan vous ouvrirait tellement le cœur et l’esprit que vous serez mis devant de nouveaux horizons infiniment plus larges que ce que vous aviez connu jusque là. L’inconnu fait peur et nous savons bien qu’il est autrement plus confortable de rester à l’abri de ses préjugés, cachés derrière le «on», slalomant habilement entre des contradictions profondes, évitant soigneusement toute opposition au corps social. Cette vente et négation de la liberté de votre esprit seront le prix de votre tranquillité sociale et de la paix apparente avec votre entourage. Pour vivre heureux vivons ignorants.