La sentience

http://www.one-voice.fr/sentience/sentience-des-animaux-sensibilite-et-conscience-chez-les-animaux/

Connaissez-vous le carnisme ?

http://quebec.huffingtonpost.ca/martin-gibert/connaissez-vous-le-carnisme_b_4086196.html

L’Empire de la honte, de Jean Ziegler, édition Le livre de poche

 

dette - empire de la honte

Un mal gratuit

Tout le monde (ou presque) est d’accord avec ce principe basique : « Il ne faut pas faire de mal inutilement et gratuitement. » (c’est à dire que si notre vie n’est pas en danger et si nous pouvons vivre sans nuire, il est moral de le faire et immoral de ne pas le faire). Pourtant, c’est gratuitement et inutilement que des milliards d’animaux nonhumains sont torturés au nom du plaisir des humains. Qu’est-ce qui cloche du coup ?

La gauche vote généralement pour les animaux, la droite généralement contre

La loi du 16 juillet 2013 (lien) prévoit 7 ans de prison et de 150 000 euros d’amende pour « destruction, tentative de destruction ou trafics d’espèces protégées en bande organisée ». Cette loi a été votée par le groupe socialiste et par le groupe écologiste (lien). Le groupe UMP s’est abstenu et les représentants du FDG ou du FN ne sont pas mentionnés. Conclusion ? Ce texte protège les animaux en durcissant les peines. Ce texte a été voté par la gauche, il n’a pas été voté par la droite. Même si on ne peut réduire l’ensemble à cette loi, c’est grâce à la gauche que ces peines voient le jour. La politique peut servir aux animaux. Surtout si elle est de gauche. Bien-sûr, chacun peut s’amuser à voir comment votent les députés. Il sera forcé de remarquer que les lois les plus respectueuses de l’environnement ou des animaux ne sont pas votées par la droite ou l’extrême-droite. C’est un fait. Moi je dis que la cause animale ne peut être que de gauche si tant est que la gauche, dans ce pays, soit généralement progressiste et la droite conservatrice. On peut analyser la chose autrement : regardons comment votent les catégories, par exemple les chasseurs. Ici (lien) on voit qu’ils sont pour Marine Le Pen à 25 % mais à 3% pour Eva Joly. Si on part du principe que les gens connaissent un peu, tout de moins, les opinions des candidats et si on suppose que les chasseurs, en tant que chasseurs, sont intéressés par des lois qui leur sont avantageuses, on comprend pourquoi ce ne sont pas les écologistes qui sont en tête.

Un autre lien pour finir : ici. La politique peut servir. Mais pas n’importe laquelle. Si vous votez, votez bien.

La zoophilie est incompatible avec le véganisme et avec le respect des animaux

Une « grande » association française pour la défense des animaux s’est dernièrement prononcée pour la zoophilie (pour peu que les animaux non-humains soient d’accord et qu’il n’y ait pas de violence). Je donne à qui le veut la preuve, mais pour l’instant je ne le fais pas publiquement, car on va encore me dire que je tire sur l’ambulance, et je suis un peu sensible en ce moment… Enfin.

Qu’est-ce que la zoophilie ? C’est la relation sexuelle avec un animal. Comment et dans quelles conditions pourrait-elle avoir lieu ? Comment pourrions-nous nous assurer du consentement éclairé de l’animal (des animaux) en question ? Et, dans le cas contraire, comment l’animal (les animaux) en question pourraient-ils déposer plainte ? Cette association, qui relaie le welfariste (on peut tuer les animaux mais gentiment) Peter Singer considère que la zoophilie est acceptable à partir du moment où les animaux non-humains sont les égaux des animaux-humains. S’il suffisait de cela, on pourrait aussi autoriser la pédophilie car les enfants humains sont égaux en droits fondamentaux aux adultes humains. Sauf que, et c’est ce qui compte, les enfants humains n’ont pas le discernement nécessaire pour faire ce genre de choix. On part du principe que les animaux non-humains non plus, puisqu’on ne pourra pas en avoir la certitude qu’ils l’aient. Tout humain qui a une relation sexuelle avec un animal abuse de cet animal et rien ne peut prouver le contraire.

Les conditions : pour avoir une relation sexuelle avec un animal, il faut que l’animal soit « à disposition » car il n’y a pas de lieux de rencontre zoophiles. L’animal est donc, en principe, la propriété de l’humain en question. Normalement, ceux qui défendent les animaux s’opposent à ce que ceux-ci soient des propriétés ou à ce qu’ils soient à la disposition des humains. Si les animaux ne sont plus nos propriétés, comment les rencontrerons-nous pour avoir des relations sexuelles avec ? Et quand nous les rencontrerons, quelle preuve aura la justice que l’acte n’a pas été forcé ? Si les animaux sont libres, une rencontre fortuite entre un animal-humain et un animal non-humain pourra donner lieu à une relation sexuelle. Pour prouver que cet animal n’a pas subi un viol, que fera la justice ? Elle traquera tous les animaux libres et les inspectera ? Vous voyez, cela est donc ridicule. Nous ne pourrons avoir aucune assurance que les animaux non-humains veuillent avoir des relations sexuelles avec nous et que cela leur fait du bien. Par conséquent, autoriser cela c’est les exposer à toute sortes d’abus. L’association et l’auteur qui prennent position en faveur de la zoophilie ne sont pas, dans ce cas, en train de défendre les animaux non-humains mais de préparer un stock de victimes sexuelles aux humains zoophiles.

Je prie cette association de refuser publiquement que le viol zoophile soit considéré comme une relation sexuelle entre adultes consentants.

Au Mouvement végan et à Leur vie ne nous appartient pas nous nous opposons fermement à toute forme de zoophilie et d’utilisation des animaux non-humains.

Ce n’est pas une menace, j’ai passé l’âge, mais une promesse : sans parti pris clair et sans ambiguïté contre la zoophilie (fût-elle « douce ») de la part de cette association je lancerai une pétition publique avec preuve à l’appui pour la forcer à revenir sur ses propos irresponsables et profondément spécistes.

A bientôt