Chers militants, cessez l’incohérence et l’opportunisme

Oui, Marine Le Pen défend les animaux. Mais seulement ceux à fusil.

Cessons une fois pour toutes les collusions de l’extrême-droite et de la cause animale. Les militants et surtout les associations qui acceptent la collaboration avec cet extrémisme doivent prendre leurs responsabilités. Un peu de courage bon sang. Vous n’avez pas le droit, pour vous faire de la publicité, de vous unir à toutes les idéologies nauséabondes. Un peu de dignité bon sang. Vous n’avez pas le droit, pour vous faire de la publicité, d’accepter la haine des humains. Prenez position clairement et fermement contre l’infiltration de la cause animale par n’importe quel mouvement discriminatoire. L’union fait la force mais pas sans qu’elle soit basée sur la cohérence.

J’appelle L214, Droits des animaux, la SPA, Animavie, AVF, CAV, CRAC, IC, One voice, Sea sheperd, Vegan.fr, Alarm, Cleda et toutes les autres associations à prendre position.

Il y en a marre ! De plus, l’extrême droite monte dans tous les pays de l’Union. Vous voulez quoi ? Participer par votre irresponsabilité, par votre lâcheté, par votre opportunisme aux prochains génocides humains ?

PETA ou le remake de « Sexe, mensonges et manipulations »

http://www.veganimal.info/spip.php?article558

Ce que révèle l’affaire de la chair morte de cheval

L’affaire de la chair morte de cheval (plus couramment appelée par l’euphémisme « viande » de cheval) révèle, certes, le caractère mafieux et profondément manipulateur de l’industrie exploitant les animaux. Mais cela n’est pas étonnant. En effet, qui pourrait imaginer qu’une industrie qui torture et tue des milliards d’êtres sentients (doués de sensations psychologiques et physiologiques) pour des banales raisons pécuniaires, détruit l’environnement, détruit la santé des citoyens et plombe les finances publiques serait autre chose qu’un vaste réseaux de crime organisé ? Personne sauf ceux qui aiment se laisser manipuler. Une industrie esclavagiste et criminelle est capable par définition de tout. Mentir sur l’origine de la chair morte de cheval n’est qu’un détail comparé au reste.

Non, ce que révèle vraiment cette affaire c’est le spécisme (faire une hiérarchie de valeur entre les espèces animales) fondamental de tout un pays, de toute une civilisation. « Manger du cadavre de cheval ? Oh non, quelle horreur ! ». « Manger du cadavre de vache ? Bah oui, c’est trop bon la vache ! » (enfin, son cadavre découpé en morceaux et joliment emballé). Si la chair de cheval a choqué la sensibilité sélective des citoyens ce n’est pas parce qu’elle serait dégoûtante en elle-même mais seulement parce que les citoyens sont plus attachés aux chevaux qu’aux vaches. Car, d’un point de vue objectif, tout le monde en convient, un cheval ou une vache sont égaux face à la souffrance et à la mort. Nous nous sommes indignés, encore une fois, non pas pour le mal fait en notre nom mais parce que nous avons été trompés et parce que nos sentiments ont été ébranlés. Rien à faire des chevaux, au fond. Comme des vaches d’ailleurs.

En quoi, d’un point de vue objectif (c’est à dire privé d’intérêts et sentiments personnels) une vache a-t-elle moins de valeur inhérente qu’un cheval ? N’a-t-elle pas mal aussi ? N’a-t-elle pas une conscience aussi ? N’a-t-elle pas des bébés pour la pleurer ? Les vaches sont des animaux sentients, tout comme les chevaux. Elles ne veulent pas être exploitées et tuées et nos habitudes culturelles leurs sont indifférentes. Ce qu’elles savent c’est si on leur fait du mal ou pas et non la charge symbolique qu’elles et les chevaux représentent pour nous qui ne regardons pas plus loin que le bout de notre nez.

Ce qui est choquant ce ne sont pas les mensonges d’une industrie dont la manipulation est la nature même. Ce qui est choquant c’est cette facilité avec laquelle presque tous les citoyens acceptent comme « normal » le fait d’exploiter et tuer les vaches. On observe ainsi les ravages de la propagande spéciste à cause de laquelle cet aveuglement discriminatoire (vache oui, cheval non !) est passé presque inaperçu.

Les vaches veulent vivre, tout autant que les chevaux. Ni plus, ni moins. Et tous ces animaux en ont le droit. Notre devoir n’est pas de les discriminer mais de les protéger de ceux qui les massacrent. Ou du moins de ne pas financer ces derniers.

Programme politique sur la protection animale du Front national

On entend souvent que le Front national est le seul parti à « défendre » les animaux. J’ai donc décidé de vous montrer son programme sur ce sujet. Le voilà :

« La législation concernant l’élevage en batterie sera revue afin d’offrir un espace vital décent aux animaux ; un crédit d’impôt aidera les éleveurs à transformer leurs installations en conformité avec les nouvelles normes.
L’interdiction de l’abattage des animaux destinés à la consommation sans étourdissement préalable, qui s’impose pourtant à la France, sera respecté. La législation concernant les expérimentations sur des animaux sera durcie, notamment pour les cas où la recherche permet de les éviter. Les programmes de lutte contre l’abandon d’animaux de compagnie seront soutenus par l’octroi par l’État de plages de publicité gratuites sur le service public audiovisuel, et un soutien accru aux associations engagées dans ce combat. »

C’est tout me direz-vous ? Évidemment que c’est tout, vous croyiez quoi ? Comme vous voyez, rien de concret, rien de précis, aucun engagement, rien de rien. Toutes les prises de position n’étaient que de la communication manipulatrice. Le Front national, comme la plupart des partis, n’a rien à faire des animaux non-humains. Il ne veut abolir ni la chasse, ni la corrida, ni l’expérimentation, ni les cirques ni, encore moins, les abattoirs… Maintenant, vous savez.

Oui, il y a de l’extrémisme dans la cause animale !

Je me permets de diffuser cette discussion non pas par envie de délation (les propos tenus étaient publics avant que la personne ne les supprime et ne me supprime de ses contacts) mais pour faire voir aux personnes raisonnables que oui, dans la cause animale il y a de l’extrémisme et que tous ceux qui soi-disant aiment les animaux n’ont pas que de l’amour dans leur cœur. Le véganisme, le vrai, est à l’opposé de cette violence. Cette haine et ces propos sont inadmissibles et j’aimerais que les associations pour la protection des animaux soient un peu plus regardantes aux discours des personnes qu’elles acceptent dans les manifestations. Malheureusement, fonctionnant comme des entreprises, la plupart des associations ne se soucient pas de cohérence tant qu’elles sont sous les projecteurs.

Vous allez peut-être me dire que cette discussion n’est pas représentative de la cause animale. Je l’espère. Mais j’en ai bien d’autres, avec d’autres personnes et cela commence à faire beaucoup.

On n’améliorera pas le monde en le haïssant, on ne donnera pas envie aux gens d’adopter le véganisme et le salissant par des discours de ce genre.

Le Mouvement végan s’oppose à la haine et à la discrimination, quelles qu’elles soient.

Document à télécharger ici : http://dl.dropbox.com/u/92596596/v%C3%A9ganisme/nath%20animaliste%20haine%20enfants.pdf

Findus et l’Académie Française

Nous avons tous entendu parler de la chair morte de cheval à la place de la chair morte de vache. Pour se sortir de l’embarras, le service communication de l’entreprise « Findus » propose une parade pour le moins ingénieuse. M. Chevalier, directeur communication de l’entreprise, a écrit une lettre à l’Académie Française lui demandant d’introduire dans la langue de Molière l’expression « Appeler un cheval un bœuf ». En effet, prétexte M. Chevalier, l’expression tautologique « Appeler un chat un chat » n’a pas plus de raison d’exister qu’une expression plus complexe et surtout plus d’actualité. Il faut vivre avec son temps et reconnaître l’évolution de la société. Si la demande est acceptée, Findus pourra invoquer la langue française à la rescousse si procès il y a. Par contre, M. Francis Francilien, président de l’Académie, affirme que M. Chevalier saute du coq à l’âne et qu’il essaie de noyer le poisson. « La langue française n’est pas le bon pigeon de  Findus » dit-il en montant sur ses grands chevaux.

Mais comme il fallait s’en douter, d’autres entreprises n’ont pas attendu longtemps pour proposer elles aussi des expressions leur permettant de se dédouaner et d’augmenter leurs ventes.

Par exemple, et dans le même ordre d’idées, l’entreprise chinoise « Chi quan », par la voix de son porte parole Liu Xi, propose l’expression « Appeler un chat un bœuf ».

La FSTF (Fédération des sociétés Taurines de France), qui est déjà à l’origine de l’expression « Prendre le taureau par les cornes », propose maintenant l’expression « Héros le jour, viande la nuit » pour tenter de faire accepter l’idée qu’il n’y a pas de mal à manger le taureau tué dans l’arène. Une association anti-corrida propose une contre-expression : « Être un toréador mouillé » pour signifier le fait qu’il ne faut pas beaucoup de courage pour s’attaquer armé à un animal affaibli (et d’invoquer un chiffre : entre 1950 et 2005, en Europe, il y a eu un matador tué pour 45.000 taureaux, ce qui fait 0,002 % de chances pour un humain de mourir au combat).

L’émission « Un dîner presque parfait » introduira dans sa prochaine diffusion une épreuve de « goût » et demandera aux participants de distinguer la chair morte de cheval de celle de vache. Et à M6 de proposer l’expression (qui donnera d’ailleurs le nom à cette émission spéciale) « Est-ce du cheval ou du bœuf ? » variante du « Est-ce du lard ou du cochon ? ».

Avant, c’étaient les écrivains qui modifiaient la langue. Maintenant ce sont les entreprises… Notre société bat de l’aile.