« Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence des combats de taureaux et des abattoirs. Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui ». Isaac Bashevis Singer
Philosophie et sagesse
Jacinthe
La première Jacinthe est originaire de la région Est de la Méditerranée, selon la légende, c’est en Grèce qu’elle aurait été créée. Dans la mythologie, la Jacinthe serait née du sang de Hyacinthe, jeune homme tué par Zéphyr lors d’un lancer de disque. Apollon, peiné par cette tragédie, aurait faite naître une Jacinthe rouge du sang de Hyacinthe pour qu’il puisse revivre éternellement.
D’après mes recherches, la jacinthe est symbole d’espoir…car il faut espérer qu’un autre monde est possible (meilleur, cette fois…).
Être heureux sans le bonheur
Si nous voulons combattre les défauts, commençons d’abord par les nôtres
– il est facile de désigner des coupables : cela a deux effets rassurants 1. la déresponsabilisation personnelle et 2. le détournement de l’attention
– en effet, si c’est la faute des autres, nous n’avons rien à nous reprocher, ainsi aucun sentiment de culpabilité (sentiment qui est généralement désagréable) et surtout aucune remise en question
– détourner l’attention est une manière hypocrite (ou inconsciente) de cacher ses défauts. ici aussi, aucune remise en question…
– si la faute n’était qu’aux autres, comme nous sommes tous l’autre de quelqu’un, cela reviendrait à dire que nous sommes aussi porteurs des défauts qu’on pointe chez les autres
Nous sommes sentiment avant d’être pensée
– ce qui ne veut pas dire que nous pensons seulement après avoir ressenti mais uniquement qu’un sentiment arrive avant d’y pouvoir réfléchir
– si je vois la personne que j’aime la joie que je ressens est là avant que je ne réalise que je suis heureux
– et même si certains disent que les sentiments se traduisent en mots et donc arrivent au même moment que les pensées (et vice versa) il n’empêche que le fait de prendre conscience de ce que nous ressentons est toujours postérieur au sentiment même (que le temps qui les sépare soit de l’ordre des millisecondes peu importe)
– les sentiments nous « tombent » dessus ; tout ce que nous pouvons espérer de faire (surtout dans le cas des négatifs) est d’essayer de les gérer ensuite ; nous ne pouvons pas les gérer en amont, à moins de s’y appliquer intensément longtemps à l’avance
– d’où résulte que personne, jamais, n’est responsable ni ne doit se sentir coupable des sentiments qu’il découvre en lui (qu’ils soient « bons » ou « mauvais ») mais seulement de ce qu’il en fait ensuite
Quand nous critiquons et accusons une personne imaginons-nous à sa place : nous verrons ainsi à quel point nous sommes capables de clémence
– si nous étions un sans-papiers n’aimerions-nous pas être régularisé ?
– si nous commettions une faute n’aimerions-nous pas qu’on nous accorde une deuxième chance (du moins quand nous regrettons notre acte) ?
– il est relativement facile de savoir qu’est-ce qu’il faut faire pour être tolérant : il faut juste essayer de se rappeler que tous ont droit à la même clémence qu’on réclamerait pour soi-même

