Encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique

Encadrer fortement la publicité devrait être l’un des buts principaux de n’importe quelle politique qui se veut démocratique et écologique. Au-delà des dégâts écologiques qu’elle provoque à travers la surconsommation à laquelle elle incite fortement, il y a aussi les dégâts démocratiques, idéologiques, psychologiques et intellectuels. La publicité nous instille l’idée que les possessions font le bonheur (elle nous fait nous égarer dans notre quête du bonheur en nous faisant croire que le vide psychologique peut être rempli par des objets), qu’il faut posséder pour avoir de la valeur et que la valeur des personnes se mesure à leurs possessions. Elle utilise aussi des humains pour mettre en valeur des produits (ainsi les humains sont au service du produit et pas l’inverse).

Les publicitaires disent que nous avons la liberté de regarder la publicité. Or, n’importe qui peut voir que cette affirmation est un mensonge éhonté : en ville, par exemple, nous n’avons pas le choix, la publicité nous est imposée. A quel moment avons-nous voté pour cela ? Jamais, la plupart des gens y étant opposés. Il n’est pas normal, dans un démocratie, d’imposer ce matraquage à une population qui n’en veut pas.

Ce que l’on peut faire à l’échelle individuelle :

  • sur internet on peut installer dans le navigateur les extensions Ublock et Privacy Badger
  • sur la boîte aux lettres on peut apposer un autocollant « Stop pub »
  • changer de chaîne TV ou de station radio dès qu’il y a des pubs
  • privilégier si possible les marques qui ne font pas de publicité

La publicité et la com’ des multinationales ne servent pas seulement à vendre toujours plus de produits, souvent pas très bons pour le climat ou la santé. Elles servent aussi à influencer, sans le dire, l’opinion publique et les décideurs pour protéger leurs modèles de profit. Une nouvelle publication, dont l’Observatoire des multinationales est partenaire, propose plusieurs mesures pour protéger notre démocratie de l’intoxication.

Suite de l’article ici : https://www.bastamag.net/encadrer-la-pub-influence-multinationales-imperatif-ecologie-democratie

 

Big pharma, les pompes funèbres, le Covid-19, les masques et le complotisme

Comme il fallait s’y attendre, les théories du complot concernant le Covid-19 n’ont pas tardé à apparaître. Certaines sont plus loufoques que d’autres mais force est de constater que ces complotistes sont des petits joueurs. Ils disent, pêle-mêle, que les masques nous tuent, que Bill Gates a créé le virus pour nous implanter des puces via des vaccins, que des milliardaires veulent réduire la population mondiale, que le Covid-19 a été créé par des laboratoires pour vendre des vaccins ensuite… Mais, comme je le disais, ces complotistes sont des petits joueurs car la réalité vraie de vraie (je n’ai pas de preuve car ils ont tout caché et les personnes témoin ont bizarrement disparu !) est la suivante : derrière ces théories du complot il y a en fait Big pharma et des entreprises de pompes funèbres. Je m’explique : l’intérêt des laboratoires c’est de vendre plus de médicaments ou de vaccins. Ainsi, ils répandent des théories pour pousser les gens à croire que le Covid-19 n’existe pas ou qu’il n’est pas dangereux et donc à ne pas porter de masque. Comme les gens ne portent pas de masque, ils tombent malades (et Big pharma vend des médicaments pour les soigner !) ou ils meurent (et les pompes funèbres sont sur le coup). Dans les deux cas, Big pharma et les pompes funèbres gagnent.

Chers gens, ne vous faites pas avoir par ces manipulateurs qui vous manipulent en vous faisant croire que c’est le gouvernement et les médecins qui vous manipulent (ils sont très forts quand même !). Portez un masque, faites tomber le complot de Big pharma et des pompes funèbres.

Les poids lourds

Dans les sports de combat la différence de poids entre les combattants est encadrée (pas de combat entre une personne qui pèse 50 kg et une autre qui en pèse 100). Mais sur la route on peut rencontrer des véhicules (les poids lourds) dont le poids est presque 20 fois supérieur au poids des autres véhicules. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le pire arrive ! Il y a certes les erreurs ou fautes humaines mais il y a surtout une irresponsabilité dans la mise en place du système de transport. Un véhicule d’une tonne ne devrait pas croiser un véhicule de 30 tonnes. C’est aussi simple que ça !

Quelques chiffres ici : https://www.franceroutes.fr/actualites/securite-routiere-baisse-tues-poids-lourds-janvier-2018/

« A noter que le gabarit et la carrosserie du poids lourd protègent ses occupants en cas d’accident avec un tiers. En 2016, 493 personnes ont été tuées en France dans un accident impliquant un poids lourd. Sur ce total, 438 n’étaient pas des occupants d’un des camions impliqués. Les deux tiers étaient des usagers circulant en véhicule de tourisme ou utilitaire. Le tiers restant étaient des usagers de la route qualifiés de vulnérables : 68 piétons, 24 cyclistes, 13 cyclomotoristes et 29 motocyclistes. »

Les pouvoirs publics ont dont une lourde responsabilité dans tous ces drames qui pourraient être évités si l’organisation du réseau de transport était différente.

Dernier drame en date : https://www.cnews.fr/france/2020-07-28/aisne-4-enfants-decedes-dans-un-accident-de-la-route-laon-983118

« La pandémie n’est pas une vengeance de la Terre, c’est le résultat de notre rapport à la nature »

Le nouveau virus, issu d’un contact entre l’humain et l’animal, pose la question de notre rapport au monde vivant. La philosophe Virginie Maris s’intéresse depuis longtemps à ces sujets : dans un livre passionnant, La Part sauvage du Monde (Seuil, 2018), elle interroge les voies d’une possible cohabitation entre humains et non-humains, en rappelant qu’il faut pour cela « restreindre notre territoire ». Première partie de cet entretien.

Suite de l’article ici : https://www.bastamag.net/covid-vengeance-de-la-nature-biodiversite-pathogenes-surconsommation-specificite-humaine-Virginie-Maris