Des banques pour collecter le lait maternel

http://www.lecourrier.ch/101456/des_banques_pour_collecter_le_lait_maternel

Interdiction des substances chimiques, le Danemark montre l’exemple

http://www.sante-environnement.be/spip.php?article725

Un médecin conseille le végétalisme

Article extrait du Journal Alliance Végétarienne n° 74 – Décembre 2003

Médecin et végétalien, cela doit rassurer ceux qui craignent les carences ?

Oui cela rassure beaucoup les végétaliens, car l’hostilité du corps médical français (je dis « français » car c’est très différent en Angleterre ou aux États-Unis) vis-à-vis du végétalisme est encore très importante. Le végétarisme commence par contre à être assez bien accepté. Cette hostilité vis-à-vis du végétalisme vient probablement des ouvrages de diététique des années 1950, qui étaient très défavorables au végétalisme. Cette position était probablement basée sur l’observation de quelques cas de végétaliens non avertis qui n’avaient pas respecté certaines règles de base (notamment sur la vitamine B12).

Encore rarissimes en France, les médecins végétaliens constituent par leur existence même une réponse sereine et crédible aux allégations alarmistes de leurs confrères quant au végétalisme. Pourtant, une alimentation végétaliennevégétaliens d’ailleurs, sont très claires là-dessus.

Mais, comme dans tous les domaines, les forces d’inertie sont énormes, et ces informations scientifiques ne sont pas encore passées dans l’esprit du corps médical français. De plus, les végétaliens étant très peu nombreux, rares sont les médecins à s’y intéresser, et donc à se documenter sur la question ; si le cas se présente, ils préfèrent déconseiller un régime qu’ils ne connaissent pas, « par précaution », ce qu’on peut comprendre. La médecine est tellement vaste, qu’on ne peut pas reprocher à un médecin de ne pas tout savoir.

Les grandes revues médicales i internationales, généralement en anglais, qui font un louable effort de rigueur scientifique, sont très favorables au végétalisme […] Je vous invite fortement à consulter la position officielle de l’Association américaine de diététique : http://www.eatright.org/Public/Files/veg.pdf qui fait la synthèse d’environ 250 articles et études dans le monde. [traduction complète : PositionAAD.pdf (550 K)].

Et en consultant l’un des moteurs de recherche médicaux les plus célèbres au monde : http://www.ncbi.nlm.nih.gov vous pourrez vérifier par vous- même que la très grande majorité des scientifiques qui ont étudié la question sont favorables au végétalisme.

Quelles sont leurs principales inquiétudes et les réponses à y apporter ?

Comme tout régime, omnivore ou végétarien(lien), il y a un certain nombre de règles de base à respecter :

* Faire trois repas par jour ou, mieux, quatre.
* Avoir une alimentation variée contenant des fruits et légumes, frais et cuits, des céréales complètes (pâtes, pain complet, maïs, riz, etc.), des légumineuses, des noix, des graines, du lait de soja supplémenté en calcium, du tofu
* L’alimentation doit permettre de garder un poids stable.

Si on prend du poids ou si on en perd au point de sortir de sa fourchette de poids idéal, c’est qu’il y a une erreur alimentaire quelque part, qualitative et/ou quantitative. La surveillance du poids est un indicateur facile à mettre en œuvre et qui peut rendre service. Les points spécifiques au végétalisme à prendre en compte sont les suivants :
_ Une supplémentation en vitamine B12 est indispensable [voir annexe page 9].
_ Vous devez utiliser une source fiable de calcium comme du lait de soja supplémenté en calcium (vérifier ce point sur l’emballage), du tofu préparé avec un sel de calcium (ce qui est souvent le cas), le chou chinois, le brocoli, certaines graines germées.
_ La vitamine D est pratiquement absente des végétaux, mais l’être humain en fabrique facilement à partir de l’exposition au soleil, une exposition de 10 minutes par jour en laissant découverts mains, bras et visage étant suffisante. Ceux ayant la peau mate ou ne s’exposant jamais au soleil doivent envisager de se supplémenter en vitamine D2 (la vitamine D3 est d’origine animale). Une solution pratique, et la moins onéreuse pour un adulte, est de prendre une ampoule de Stérogyl.15 A 600 000 UI, une seule fois par an. Coût : 1,6 € par an, remboursé.

Si ces règles sont respectées, notamment pour la vitamine B12, n’ayez aucune crainte, vous n’aurez aucune carence. Non seulement vous n’aurez pas de carence, mais par-dessus le marché, vous aurez droit à d’importants bénéfices sur la santé, avec une diminution des maladies cardiovasculaires, de certains cancers (côlon et prostate), du risque de contracter un diabète de type 2 ou de devenir hypertendu. Or ces maladies, très fréquentes, sont de véritables fléaux. Cavégétalien.

Ces découvertes scientifiques, dont parle la position officielle de l’Association américaine de diététique, tendent à démontrer la supériorité du régime végétarien(-lien) sur le régime omnivore. Le prétendu « danger » du végétalisme vole donc en éclat, et on devrait plutôt parler des dangers qu’il y a à manger de la viande. Il ne s’agit pas de basse propagande mais de données très sérieuses que vous pouvez vérifier avec les références que j’ai données.

Qu’est-ce qui t’a amené personnellement au végétalisme ?

J’ai d’abord été végétarien pendant 15 ans avant de passer au végétalisme. C’est la prise de conscience de la grande souffrance des animaux, dès mon adolescence, qui m’a fait prendre cette décision. J’avais vu mon grand-père maternel tuer des lapins (il utilisait une technique consistant à les saigner à la patte), ce qui m’avait fait plus que réfléchir sur la question de la souffrance animale et ses justifications […]. C’est tout récemment que je suis passé au végétalisme, influencé dans le bon sens du terme par des amis végétaliens. Jusqu’à une période récente, j’avais la fausse idée que le végétalisme comportait des dangers pour la santé, le discours dans le milieu médical français étant : “végétarisme : Ok, végétalisme : danger”. Inquiet pour la santé des amis végétaliens que je côtoyais, et sensible au fait que je participais à des souffrances importantes comme les élevages de poules pondeuses en batterie, j’ai fait les recherches nécessaires dans la littérature médicale internationale. J’ai constaté que ces craintes n’étaient pas fondées scientifiquement, comme nous l’avons vu longuement en début d’interview.

Je suis donc passé en toute quiétude au végétalisme, sachant à la fois que c’était une évolution logique compte tenu de mes convictions, et que, cerise sur le gâteau, c’était favorable à ma santé.

Tu exerces du côté de paris comme médecin généraliste, te connais-tu des confrères végétaliens ailleurs en France ?

Effectivement, j’exerce en région parisienne en tant que médecin généraliste remplaçant. Ne me cherchez pas dans l’annuaire, car seuls les médecins installés y figurent, ce qui n’est pas mon cas. Je pense m’installer dans quelques années en banlieue parisienne. Je connais d’autres médecins végétariens, ainsi que plusieurs étudiants en médecine. Il existe d’ailleurs une petite liste des médecins végétariens installés sur le site suivant : http: / / w w w . d i e t o b i o . c o m / m e d e c i n s / index.html. Je n’y figure pas, car la webmestre n’a voulu inscrire que les médecins installés. Par contre, je ne connais pas d’autres médecins végétaLiens. Hormis une étudiante en médecine à Rouen, qui est une authentique végétalienne, et pour laquelle j’ai beaucoup d’estime sur le plan professionnel : elle a un esprit scientifique et connaît bien l’épidémiologie. Elle sera une grande doctoresse végétalienne, j’en suis persuadé.

N’est-ce pas trop dur de défendre cette position dans le milieu médical ?

La réponse est clairement non, ce n’est pas si difficile. Les preuves scientifiques sont là, et un médecin un peu honnête ne peut plus soutenir que le végétalisme bien mené est dangereux, en tout cas s’il a pris la peine de se documenter un peu dans la littérature médicale récente […].

Es-tu plutôt optimiste ou pessimiste pour l’avenir du monde ?

Je suis très inquiet. L’obsession du court terme, et son corollaire, l’absence de vision à long terme, mine nos sociétés. Chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nez et défend égoïstement son propre intérêt, n’hésitant pas à sacrifier l’intérêt général, voire même son propre intérêt à long terme. Ceci est vrai à la fois à l’échelon individuel, et à l’échelon des gouvernements (ces derniers souvent eux-mêmes freinés il est vrai dans l’application de réformes pourtant nécessaires par une population ultra conservatrice). Je fais allusion par exemple aux marins pêcheurs, qui ont refusé obstinément la diminution des quotas et l’augmentation de la taille des mailles des filets, alors que continuer à un tel niveau de pêche signifie la disparition de leur activité économique à long terme, ce qui est pourtant contre leur propre intérêt. C’est dire l’inconséquence et l’irresponsabilité de ces gens-là.

On pourrait multiplier les exemples. Le plus criant concernant sans doute les problèmes liés à l’environnement, où on a l’impression d’assister à un véritable suicide collectif, sans que personne, au niveau individuel, au niveau gouvernemental, prenne les mesures radicales qui s’imposent. On reporte le problème à plus tard, et sur d’autres personnes sans doute ! […] Ceux qui viennent au monde actuellement risquent d’en baver un maximum dans le futur… Redresser la barre est une urgence. J’espère qu’il est encore temps.

Quelle serait ta définition du mot « interdit » ?

Ce qui est interdit dans nos sociétés, c’est de dire la vérité. L’homme est l’espèce animale la plus cruelle, et de loin, qui ait jamais existé sur terre. Nous croire « civilisés » est un mensonge grossier qui ne résiste pas à une analyse objective de la situation. L’industrie de la viande est une machine infernale, qui torture les animaux à grande échelle, une machine diabolique à fabriquer le malheur, la souffrance dans une proportion si incommensurable (quand on parle d’animaux sacrifiés, il faut parler en milliards) qu’elle ravale l’homme au rang de sombre brute. Et je ne parle pas de la vivisection… Continuer à manger de la viande, c’est se rendre complice (pour ne pas dire être le commanditaire) de ces crimes abominables. Manger de la viande est totalement inutile diététiquement à l’être humain, pour ne pas dire nuisible. C’est injustifiable, comme était tout aussi injustifiable l’esclavage des Noirs et l’oppression des femmes. L’industrie de la viande est une nuisance pour l’environnement, pour la santé, et pour les animaux. Elle contribue à la pollution des nappes phréatiques, au gaspillage des ressources, à la déforestation. Il faut 7 grammes de protéines végétales pour faire un gramme de protéines animales. Autant les manger directement. Devenez tous végétaliens, nom d’un boucher ! 

docteur Jérôme Bernard-Pellet

Protéines végétales

Viande et santé



VIANDE ET SANTÉ CHOLESTEROL: Selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (2003) une alimentation végétarienne peut réduire le taux de cholestérol au même titre. qu’un traitement médicamenteux. Pendant un mois, 46 hommes et femmes ayant un taux important de mauvais cholestérol ont été répartis en trois groupes. Le premier a conservé son régime alimentaire normal, le second a suivi un traitement médical, et enfin le dernier groupe s’est adapté à un régime végétarien comprenant des légumes, des céréales, des produits à base de soya , des fruits et des amandes. David Jenkins du département des sciences nutritionnelles de l’hôpital St-Mickael de Toronto et ses collègues ont constaté une diminution du taux de mauvais cholestérol de 30,9% chez les patients suivant le traitement thérapeutique et de 29% chez ceux devenus végétariens. « Cette étude pourrait avoir des répercussion importantes sur la santé publique » selon Jenkins. En effet, il serait possible en modifiant son alimentation d’éviter le recours systématique à des médicaments.

CANCER DE L’INTESTIN: Les fréquences des cancers de l’intestin dans les pays occidentaux gros consommateurs de viande est trois fois supérieure à celle des habitants des pays plus pauvres où les céréales, les légumes et l’huile d’olive sont plus fréquemment au menu. Des chercheurs de l’Université d’Oxford, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Epidemiology and Community Health, ont comparé les taux de cancer colorectal et le régime alimentaire dominant dans 28 pays. Les quatre pays où le taux de ces cancers est le plus élevé sont l’Australie, le Canada, la République tchèque et l’Autriche. L’incidence de ce cancer dans ces quatre pays oscille entre 40 et 27 cas pour l00 000. Les quatre pays où les habitants sont le moins à risque sont l’Inde (entre 4 et 5 cas pour l00 000), la Colombie, la Grèce et la Chine. L’équipe d’Oxford suggère que la consommation de viande augmente dans l’organisme la quantité d’un acide biliaire, l’acide deoxycholique, qui provoquerait une modification du mucus tapissant la paroi de l’intestin. Cette altération faciliterait l’apparition de polypes susceptibles de devenir cancéreux.

VÉGÉTARISME ET ACIDE SALICYLIQUE DANS LE SANG : Une équipe de médecins britanniques, dirigée par le Dr. Blacklock (2001) a fait une étude de mesure des taux sériques d’acide salicyclique chez des sujets, végétariens ou non, ne prenant pas de traitement par aspirine et les a comparés à ceux de diabétiques traités quotidiennement par 75mg d’aspirine. (Rappelons que selon la médecine allopathique la prise régulière de faibles doses d’aspirine peut induire un effet protecteur des maladies cardiovasculaires et limiter le développement de certaines formes de cancer). L’aspirine agit comme une prodrogue anti-inflamatoire qui se transforme en un composé : l’acide salicyclique. Chez les personnes végétariennes le risque de cancer du côlon est plus faible tout comme les maladies cardiovasculaires grâce, entre autre, à leur consommation de fruits et de légumes qui contiennent à l’état naturel de l’acide salicyclique. Le taux moyen de cette acide à jeun chez les 36 végétariens retenus dans l’étude – des moines bouddhistes d’origine caucasienne vivant en Ecosse et nourris de façon strictement végétarienne – a été estimé à 0,11 micromol/1, alors que celui des non végétariens s’élevait à 0,07 micromol/1. Chez les patients diabétiques traités au long cours par aspirine, cette valeur était comprise entre 0,23 et 25,40 micromol/1 (soit en moyenne l0,03 micromol/1) deux heures après la prise du médicament. La concentration sérique d’acide salicyclique retrouvée chez les végétariens permet donc une inhibition de la transcription de la COX2,, enzyme impliquée dans différents processus physiologiques (l’inflammation, par exemple) et pathologiques. « Il s’agit de la première étude prouvant que des taux d’acide salicyclique peuvent être détectés chez des personnes ne suivant pas de traitement par aspirine et que ces valeurs sont significativement plus élevées chez les personnes végétariennes que celles qui consomment tous types d’aliments » a expliqué le Dr. Blacklock dont les travaux sont publiés dans le « Journal of Clinical Pathology ».

 

VIANDE ET MALADIES:

Une autre étude intéressante sur le végétarisme fut le projet santé Cornell/Oxford/Chine (fin des années 80). La recherche porta sur le suivi continu de 329 facteurs de santé pour chacun des 6500 participants. Docteur T. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’université de Cornell et directeur du projet, mentionna que les données indiquaient fortement des origines d’ordre alimentaire pour les maladies cardiaques et les cancers. Et il ajouta à la liste d’autres maladies, notamment l’ostéoporose. Campbell vit dans la consommation de protéine animale, et non dans la consommation totale de matière grasse, le principal responsable de ces maladies. L’alimentation traditionnelle chinoise, riche en riz, en nouilles et en légumes avec peu de viande et de produits laitiers, a empêché de nombreux cas de maladies cardiaques et autres affections dégénératives, maladies répandues dans les pays riches. En étudiant l’évolution des disparités entre les régions rurales et urbaines de Chine , cette étude a conclu que, bien que les maladies infectieuses frappent les régions rurales, les affections dégénératives comme le cancer et les maladies cardiaques ont augmenté proportionnellement à l’augmentation de la consommation de viande. Les recherches ont montré que même une consommation modérée de viande accroissait le taux de cholestérol sanguin suffisamment pour élever le risque de contracter une maladie chronique grave. Alors que chez un Américain moyen, 60 à 80% de son alimentation provient de produits animaux, chez un Chinois ce taux oscille entre 0 et 20%, ce qui signifie que le régime des Chinois est bien moins gras et bien plus riche en fibres. Les cancers et les maladies cardio-vasculaires sont moins répandus en dehors des grandes villes chinoises, de même que le cancer du sein, l’obésité et l’ostéoporose. Ces maladies surviennent plus fréquemment dès que l’alimentation est plus riche en viande et moins en légumes. La prévalence de l’ostéoporose est moindre en Chine, même si la ration journalière de calcium est considérée comme faible selon les normes fixées aux Etats-Unis. Il est reconnu que les raisons en sont la faible consommation de produits animaux, une activité physique régulière et la consommation prolongée d’aliments à faible teneur en calcium. Le cancer du sein, moins fréquent en Chine, est associé de manière significative avec des taux élevés de production d’hormones reproductives, qui est stimulée par la consommation de viande. Pour Campbell il apparut très clairement que moins nous consommerons de produits d’origine animale, mieux nous nous porterons car : » la grande majorité, peut-être 80-90% de l’ensemble des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des autres formes de maladies de dégénérescence peuvent être évitées, au moins jusqu’à un certain âge en adoptant simplement un régime à base de végétaux. »

PERFORMANCES SPORTIVES VÉGÉTARIENNES – Le végétarien français Bernard Gaschard qui, en 1998, à l’âge de 66 ans, a participé à une course sur longue distance très éprouvante, appelée le « Grand Raid de la Réunion », s’est classé premier de son groupe d’âge. Par terrain difficile et une chaleur tropicale, il a couru sans arrêt les 132 km de l’épreuve en 35 heures 58 minutes et 50 secondes. Il est végétarien depuis 40 ans, ne consomme pas de sucre raffiné et ne boit ni café ni alcool. · En 1998, une analyse de l’alimentation de six végétaliens crudivores participant à des courses cyclistes sur de longues distances a été effectuée. Chaque jour des 1.450 km du parcours, les six participants dont l’âge s’étalait entre 21 et 78 ans ont rempli une fiche où ils ont noté les aliments et les boissons consommés. Ils ont parcouru environ 77 km par jour avec une moyenne de 16 km par heure. L’analyse de leurs aliments a montré une prise énergétique quotidienne de 1.348 calories. Ce chiffre très bas est en contradiction avec la dépense énergétique estimée à 4.712 calories par jour. Cette différence n’a pas pu être complètement expliquée par la perte moyenne de poids de 4 kilos, qui a même été pour certains de ces participants inférieure à 2 kilos. Cependant, la proportion recommandée en énergie de 60% d’hydrates de carbone, 30% de graisses et 10% de protéines a été respectée. Les participants en question arrivèrent à Stockholm en bonne forme. – En 1982, un cancer du sein avait été diagnostiqué chez Ruth Heidrich, alors âgée de 47 ans. Après avoir subi une mastectomie à 48 ans, elle est devenue végétalienne et a entamé un entraînement physique vigoureux, participant au triathlon d’Hawaii Iron Man/Lady qu’elle a remporté à six reprises dans sa tranche d’âge. En 1997, à 63 ans, Ruth Heidrich est une « femme de fer » végétalienne qui a gagné environ 600 trophées, médailles et récompenses (avec notamment 60 courses en 1997).

– En 1998, la Suissesse de 31 ans, Natascha Badman, a gagné le 22ème triathlon de Hawaii. Nager 3,8 km, pédaler à vélo 180 km et ensuite courir 42 km sous un soleil de plomb (40 degrés centigrades) en 9 heures, 24 minutes et 36 secondes est certainement le type même du sport de haut niveau. Natascha, est végétarienne depuis dix ans. Qu’en est-il des sports de force ? Certains textes traitant de nutrition dans la pratique de ces sports contestent l’opportunité d’une alimentation végétarienne ou végétalienne pour des épreuves de type intensif. C’est cependant une réalité que de nombreux athlètes végétarien(nes engagé(es dans des sports de « force » et de « muscle » sont des champion(nes de « top niveau » :

  • Ridgely Abele (USA) : 8 fois champion de karaté des Etats-Unis
  • Peter Hussing (Allemagne) : champion amateur européen de boxe en 1979, catégorie des super-lourds
  • Andreas Cahling (Suède/USA) : Monsieur « Body Building » (culturisme) international en 1980
  • Ingra Manecke (Allemagne) : champion d’Allemagne du lancement du disque de 1977 à 1982
  • Edwin Moses (USA) : médaillé d’or olympique et détenteur du record mondial sur 400 m haies
  • Pat Reeves (Grande-Bretagne) : végétalienne, championne féminine d’haltérophilie de Grande-Bretagne et Open, de 1990 à 1998. On peut aussi mentionner la patineuse artistique française Surya Bonaly, six fois championne européenne, les championnes de tennis américaines Billy Jean King, Chris Evert-Lloyd et Martina Navratilova, toutes des athlètes d’élite ayant brillé dans des sports exigeant à la fois vitesse de déplacement et puissance.

ET LA CRÉATINE? : Du point de vue scientifique, une question qui suscite la curiosité est la prise de créatine en tant que complément ergogénique (c. à d. un produit stimulant la performance) cette substance étant nécessaire aux activités contractiles des muscles. La biodisponibilité de la créatine est considérée comme un facteur limitatif pour la poursuite d’exercices d’intensité maximale. D’une part, la créatine est supplée en continu par la biosynthèse endogène à partir de deux acides aminés du foie, du pancréas et des reins (arginine et lysine). D’autre part, l’alimentation peut être considérée comme une source exogène chez les omnivores, étant donné que la viande contient des quantités relativement importantes de créatine. Dans la littérature scientifique, une étude fait état que les végétariens ont des concentrations sériques de créatine plus faibles (Delanghe, 1989), et puisque les végétariens n’ont pas d’apport extérieur en créatine, ils sont considérés comme ne pouvant accomplir que des performances modestes dans des épreuves intensives. Toutefois, comme il est mentionné dans l’étude de biopsie de Harris et al. (1992), les deux sujets végétariens ayant fait l’objet d’une évaluation lors de leurs expériences avaient des niveaux normaux de créatine. A la lumière de ces données contradictoires, une expérience en double insu fut menée (Clarys et al., 1997) sur l’effet d’un apport oral de créatine lors d’une épreuve intensive chez deux populations, végétarienne d’une part et non végétarienne d’autre part. Le résultat final de cette étude expérimentale a été que l’apport supplémentaire n’avait entraîné aucune amélioration ni chez les végétariens ni chez les non végétariens. D’où la constatation que rien n’indique une carence substantielle de créatine chez les végétariens qui ne peuvent s’en remettre qu’à la biosynthèse endogène. Il est par conséquent injustifié d’affirmer qu’une alimentation végétarienne ne convient pas pour des athlètes engagés dans des disciplines exigeant beaucoup de force, de puissance et/ou une grande vitesse.

Source : http://www.ass-ahimsa.net/vege1.html

 

 

Omnivorisme, écologie et famine

Quelques chiffres à méditerQuelques chiffres à méditer
Plus de la moitié de l’eau potable des Etats-Unis va au bétail.

Il faut 5.000m² (1/2 ha) de terre cultivable pour produire 70 kg de bœuf ou 10.000 kg de pommes de terre.

De 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont nécessaires pour produire 1 kg de viande.

Il faut 30.000 à 60.000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande de bœuf et 800 litres d’eau pour 1 kg de blé.

Près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont mangées par le bétail.

Quelques chiffres à méditer
64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).

Un « Multi Dommage » s’ouvre toutes les 17 heures dans le monde ce qui entraîne la désertification de 125 km² par jour de forêt humide.

Les pays industrialisés avec 26% de la population mondiale utilisent 56% des ressources alimentaires.

Il faut 5 kg de poissons pour produire 1 kg de farine ; il faudra 5 kg de cette farine pour qu’un bœuf ou un porc produise 1 kg de viande. Donc 25 kg de poissons pour 1 kg de viande !

Quelques chiffres à méditer
Une ferme de saumons de 8 ha aux USA produit autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants.

La consommation mondiale d’engrais de synthèse est passée de 7 millions de tonnes en 1945, à 53 millions de tonnes en 1968, et atteint 150 millions de tonnes par an aujourd’hui.

500 pesticides différents sont employés dans « l’industrie culture » : 1.5 à 2 tonnes / par ha / par culture / par an, en Europe.

Quelques chiffres à méditerEn 1997, la quantité d’antibiotiques utilisée dans l’Union européenne s’est élevée à 10.493 tonnes.

Plus de 80 produits différents peuvent être injectés aux cochons modernes avant d’être abattus.

Les producteurs de volailles, de porcs, de bovins et poissons utilisent au Canada plus de 20.000 tonnes d’antibiotiques par an en injections, ou incorporées à la moulée.

80% des animaux élevés en batterie sont malades.

Quelques chiffres à méditerUne trentaine d’hectares de forêts sont détruites chaque minute.

300 tonnes d’humus disparaissent chaque minute.

Les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les USA et l’Europe : cela entraîne 50% de toute la pollution des nappes phréatiques du monde.

En Thaïlande, ont été produites en région marécageuse, 120.000 tonnes de crevettes sur 5 ans, qui ont ravagé les marécages en détruisant 800.000 tonnes d’autres espèces.

Plus de 75% des terres arables qui existaient lorsque les Européens colonisèrent l’Amérique ont disparu.

Environ 97% des variétés de légumes qu’on trouvait habituellement sur la liste du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont maintenant considérées comme disparues.

Quelques chiffres à méditerLe bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis.

Un bœuf fournit 200 kg de viande, soit 1.500 repas. Les céréales qu’il a mangées auraient pu servir 18.000 repas.

La consommation de « viande » utilise 60% des réserves d’eau mondiale.

Il faut 400 litres d’eau/heure, 24h/24h pour faire face aux besoins alimentaires d’une seule personne carnivore.

Quelques chiffres à méditerPlus de 50 millions d’enfants meurent de faim chaque année.

Un Américain sur trois et un Français sur quatre sont obèses.

En une année, vous absorbez environ 2.7 kg d’additifs, surtout les enfants, avec les sucreries et les boissons artificielles.

71% des graisses et protéines qui sont consommées en France sont d’origine animale.

90% de tous les résidus de pesticides se retrouvent dans les produits animaux alors que les fruits, les légumes et les céréales en recèlent moins de 10%.

Pour fournir 50 kg de protéines, un animal a du consommer au minimum 800 kg de protéines végétales.

Quelques chiffres à méditer5 espèces végétales sont définitivement perdues chaque jour.

Tout individu supplémentaire dans les pays riches « pèse » aussi lourd sur l’environnement que 20 Indiens ou Bengalais.

L’on a fait plus de dégâts en 30 ans que depuis que l’homme existe sur la terre.

Croyez-vous que nous n’ayons pas fait assez de grabuge?

par Michel Dogna