VIDEO. De nouvelles images montrent ce qu’il s’est passé avant l’entrée en scène d’Alexandre Benalla le 1er mai

Autant, au vu des images et du contexte, l’attitude de Benalla et de Crase restent tout aussi inacceptables (ils se prennent pour qui ces deux-là ? Les CRS n’étaient pas en danger au moment de leur intervention, tout au contraire, ils avaient maîtrisé les manifestants !), autant jeter des bouteilles sur des gens (oui, les CRS c’est des gens…) alors qu’il ne semble pas que cela soit dû à une légitime défense ou à un danger imminent, est inacceptable aussi. Les manifestants ne doivent pas être considérés comme des victimes automatiques ou comme ayant un comportement irréprochable juste parce que ce sont des manifestants ! Si on veut justement une République exemplaire, il faudra peut-être commencer par être soi-même exemplaire avant d’attendre que les autres le soient ! J’en ai assez de la violence gratuite de la police qui, au lieu de protéger la population, ce qui est son rôle, « casse du manifestant », s’attaque parfois à des militants qui ne présentent aucun danger mais j’en ai aussi assez de ces militants qui utilisent les manifestations comme un prétexte pour « casser du flic » et qui après viennent pleurnicher sur la violence policière juste parce qu’ils ont perdu le conflit…

« France 3 s’est procuré une nouvelle vidéo qui montre les minutes qui ont précédé les interventions violentes d’Alexandre Benalla et Vincent Crase, lors de la manifestation du 1er mai place de la Contrescarpe. Quelle a été l’attitude de ces manifestants ? Décryptage. »

Vidéo ici : https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/agression-d-un-manifestant-par-un-collaborateur-de-l-elysee/affaire-benalla-une-nouvelle-video-decryptee_2863679.html#xtor=AL-54-

L’affaire du bijoutier de Nice

http://www.maitre-eolas.fr/post/2013/09/15/L-affaire-du-bijoutier-de-Nice

Ce que révèle l’affaire de la chair morte de cheval

L’affaire de la chair morte de cheval (plus couramment appelée par l’euphémisme « viande » de cheval) révèle, certes, le caractère mafieux et profondément manipulateur de l’industrie exploitant les animaux. Mais cela n’est pas étonnant. En effet, qui pourrait imaginer qu’une industrie qui torture et tue des milliards d’êtres sentients (doués de sensations psychologiques et physiologiques) pour des banales raisons pécuniaires, détruit l’environnement, détruit la santé des citoyens et plombe les finances publiques serait autre chose qu’un vaste réseaux de crime organisé ? Personne sauf ceux qui aiment se laisser manipuler. Une industrie esclavagiste et criminelle est capable par définition de tout. Mentir sur l’origine de la chair morte de cheval n’est qu’un détail comparé au reste.

Non, ce que révèle vraiment cette affaire c’est le spécisme (faire une hiérarchie de valeur entre les espèces animales) fondamental de tout un pays, de toute une civilisation. « Manger du cadavre de cheval ? Oh non, quelle horreur ! ». « Manger du cadavre de vache ? Bah oui, c’est trop bon la vache ! » (enfin, son cadavre découpé en morceaux et joliment emballé). Si la chair de cheval a choqué la sensibilité sélective des citoyens ce n’est pas parce qu’elle serait dégoûtante en elle-même mais seulement parce que les citoyens sont plus attachés aux chevaux qu’aux vaches. Car, d’un point de vue objectif, tout le monde en convient, un cheval ou une vache sont égaux face à la souffrance et à la mort. Nous nous sommes indignés, encore une fois, non pas pour le mal fait en notre nom mais parce que nous avons été trompés et parce que nos sentiments ont été ébranlés. Rien à faire des chevaux, au fond. Comme des vaches d’ailleurs.

En quoi, d’un point de vue objectif (c’est à dire privé d’intérêts et sentiments personnels) une vache a-t-elle moins de valeur inhérente qu’un cheval ? N’a-t-elle pas mal aussi ? N’a-t-elle pas une conscience aussi ? N’a-t-elle pas des bébés pour la pleurer ? Les vaches sont des animaux sentients, tout comme les chevaux. Elles ne veulent pas être exploitées et tuées et nos habitudes culturelles leurs sont indifférentes. Ce qu’elles savent c’est si on leur fait du mal ou pas et non la charge symbolique qu’elles et les chevaux représentent pour nous qui ne regardons pas plus loin que le bout de notre nez.

Ce qui est choquant ce ne sont pas les mensonges d’une industrie dont la manipulation est la nature même. Ce qui est choquant c’est cette facilité avec laquelle presque tous les citoyens acceptent comme « normal » le fait d’exploiter et tuer les vaches. On observe ainsi les ravages de la propagande spéciste à cause de laquelle cet aveuglement discriminatoire (vache oui, cheval non !) est passé presque inaperçu.

Les vaches veulent vivre, tout autant que les chevaux. Ni plus, ni moins. Et tous ces animaux en ont le droit. Notre devoir n’est pas de les discriminer mais de les protéger de ceux qui les massacrent. Ou du moins de ne pas financer ces derniers.