La corrida respecte la constitution française mais respecte-t-elle les taureaux ?

Le Conseil constitutionnel a affirmé aujourd’hui que la corrida était conforme à la constitution française et que les dérogations dont ce combat inégal profite respectent la loi française et le principe de non-discrimination (dans certaines régions, la corrida est considérée, par la loi, comme un sport et une tradition locale alors que dans d’autres régions elle est considérée comme une torture). « Plaisante justice qu’une rivière borne ! Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. » disait Blaise Pascal. Ainsi, d’après l’avis des sages, le même acte (torturer et tuer un taureau) est juste dans une région et injuste dans une autre. C’est parfaitement ce que l’on appelle de la discrimination. Le Conseil constitutionnel a validé la discrimination.

Au fond, c’est peut-être de la faute du taureau, il n’avait qu’à naître dans la bonne région.

Ou bien de la nôtre qui nous laissons gouverner par des caricatures de politiques.

Le Conseil constitutionnel a donc prouvé, une nouvelle fois, que la Justice et la Loi sont souvent deux choses distinctes. Surtout quand la Loi est créée par des laquais.

Décision : www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012271qpc.htm

Manuel Valls, la corrida et le courage

Pourquoi Manuel Valls mérite-t-il notre respect ?

  1. Parce qu’il est un des rares hommes politiques connus qui ose s’opposer au souhait des trois-quarts de la population (entre 65 et 75 % des citoyens souhaitent l’interdiction de la corrida).

  2. Parce qu’il est le seul à avoir le courage d’affirmer, contre tout progressisme, qu’il est l’homme du passé et de l’obscurantisme.

  3. Parce qu’il est le seul à avouer la bassesse de ses pulsions et sa passion pour la torture.

  4. Parce qu’il est le seul à oser mettre la tradition au dessus de la réflexion critique.

  5. Parce qu’il est le seul ministre dit de gauche qui a le courage de faire une politique d’extrême droite.

  6. Parce qu’il est le seul politique à s’inquiéter des racines des citoyens et à avoir peur que ceux-ci soient perdus si on leur arrache leur culture tortionnaire.

  7. Parce qu’il est le seul à avouer sa soumission totale au clan (sa famille) et donc son manque d’indépendance et de maturité.

  8. Parce qu’il est le seul à affirmer que les valeurs communes de la République incluent aussi la torture publique d’un animal innocent.

  9. Parce qu’il est le seul à avouer être le laquais du monde tauromachique.

  10. Parce qu’il est le seul à affirmer que ce qu’il aime (voir des animaux se faire torturer) est plus important que ce que les animaux aiment (vivre une vie digne).

Pour son courage hors pair, Manuel Valls mérite tout notre respect. Il n’est pas facile d’avoir une pensée archaïque dans un pays qui est plutôt progressiste.

Lettre ouverte à Madame Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication,

Votre sombre prédécesseur, Frédéric Mitterrand, avait permis l’inscription de la corrida (torture d’animaux en public) au Patrimoine culturel immatériel français. Sans aucun égard au respect des animaux, à la sensibilité des enfants spectateurs, aux troubles psychologiques induits par cet « art » et, plus fondamentalement, à la dignité animale et humaine, son ministère a tenté, par ce coup de force, de sauvegarder une tradition qui se sait dépérissante (bien plus de la moitié de la population française s’y oppose : http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1225).

Le slogan de François Hollande pendant la campagne électorale était « Le changement, c’est maintenant ». Alors, Madame la Ministre, nous attendons (ainsi que les taureaux, surtout eux d’ailleurs) l’application effective de ce slogan et vous demandons la suppression de la corrida du Patrimoine culturel immatériel français ainsi que son interdiction pure et simple, suivant le projet de loi proposé par Madame Muriel Marland-Militello (http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2735.asp). Nous avons envie d’être fiers de la France et de son aspiration à plus d’humanité et de respect pour les citoyens et, plus largement, pour tous les êtres.

Vous pouvez effacer la honte instaurée et défendue par votre prédécesseur. Vous pouvez effacer tout ce sang versé inutilement. Vous pouvez effacer cette horreur indigne d’un pays civilisé. Vous pouvez effacer cet irrespect total de l’intégrité physique et psychologique des animaux ainsi que la totale indifférence aux troubles indiscutables subis par les enfants-spectateurs et toréadors (http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/la-corrida-serait-nefaste-pour-l-enfant ).

Il n’y a pas de place en France pour la torture et le gouvernement français se doit de l’abolir et de la combattre sans quoi il resterait son complice.

Le changement, c’est maintenant !

Veuillez agréer, Madame la Ministre, mes sincères salutations

Cristi Barbulescu, président de l’association Mouvement végan

La corrida, une école du courage

« Les enfants ne vivent pas dans le monde des Bisounours. Si on interdit les arènes aux mineurs, pourquoi ne pas aussi leur interdire la boxe, le rugby, et la grand-mère qui crie sur le grand-père affaibli ? » Un pédopsychiatre

Pourquoi ? Oui, effectivement, pourquoi pas… ? Par contre, mon petit, ne faites pas semblant de confondre le rugby et la boxe… Le but du rugby n’est pas de taper son adversaire, celui de la boxe si ! Puis, il y a une autre raison que votre mauvaise foi ne vous permet pas d’accepter : les boxeurs ou les rugbymen ne meurent pas dans le ring ou sur le terrain et en plus choisissent d’y aller. Ce qui n’est pas le cas des taureaux… Si vous êtes pour la violence éducative, vous n’avez qu’à descendre dans l’arène pour faire plaisir aux enfants et en faire de vrais hommes, sans sensibilité aucune. Laissez ceux qui ne peuvent choisir en dehors de tout cela.

D’ailleurs, les pédopsychiatres se font-ils psychanalyser avant de prétendre aider les autres ?

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Je choisis de ne pas nommer les personnes qui tiennent ces propos, tout simplement pour éviter de leur faire de la publicité.

Non, ce monde n’est pas sérieux