Une députée PS propose de débaptiser l’école « maternelle »

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Comment mettre d’accord les racistes, les xénophobes, les sexistes, les spécistes, les extrémistes religieux et les homosexuels refoulés ?

On entend souvent des absurdités du genre « les homosexuels sont pédophiles ». Donc ils font du mal aux enfants. Donc il faut éviter de leur confier des enfants. Donc, tous ceux qui aiment vraiment les enfants ou du moins leur veulent du bien s’opposent pudiquement au mariage homosexuel et surtout à l’adoption (enfin, ça fait mieux de dire « je veux protéger les enfants » plutôt que de dire « je suis homophobe et je suis pour la discrimination »). Donc, tous ces individus justes et dévoués à la cause des enfants descendent par millions dans la rue depuis quelques mois pour revendiquer le droit des enfants à vivre une vie digne (loin de l’homosexualité). Moi, personnellement, je suis profondément touché de voir des bourgeois aller dans le froid et se battre pour le bien des enfants. J’en ai même les larmes aux yeux. Ils se réveillent un peu tard, certes, car on ne les a pas vus se battre contre la famine, la guerre, la maladie, le capitalisme qui tuent des millions d’enfants de par le monde. Mais mieux vaut tard que jamais. On ne les a pas non plus vus descendre par millions dans la rue, eux qui aiment les enfants, pour protester contre tant de cas de pédophilie dans l’Église catholique. Mais mieux vaut tard que jamais. On ne les voit pas non plus se battre contre le racisme, le sexisme, le spécisme et toutes sortes d’idéologies pourries de fond en comble. Et on ne les verra jamais je crois.

Moi, personnellement, je suis de plus très étonné que leur conscience du malheur des enfants et du danger auquel les homosexuels les exposeraient soit apparue comme ça, d’un coup, grâce à un projet de loi juste. Ils pourront dire merci à papa Hollande de leur avoir permis de resserrer, grâce à leur homophobie inavouée mais évidente, les rangs de tous ceux qui passent leur vie à se battre contre les droits des autres : racistes, sexistes, xénophobes, fascistes et j’en passe. Grâce à papa Hollande l’Ump, le FN, Civitas, l’Église catholique ainsi que les représentants des autres religions monothéistes, l’islam et le judaïsme, parlent enfin d’une voix unie. Si ce n’est pas beau ça de voir tant de gens lutter ensemble pour un but commun ! Ce serait presque parfait si le but n’était pas obscurantiste et discriminatoire, ce serait presque parfait s’ils n’étaient pas, pour la plupart, soit ignorants du sujet soit tout simplement hypocrites. Car, soyons honnêtes, ils n’ont aucune preuve de ce qu’ils affirment à part leur peur, les racontars et leurs préjugés. Du plus simple « militant » au plus haut responsable politique ou religieux, ils n’ont aucun argument qui devrait dépasser la porte d’un bar, aucun argument qui pourrait prétendre à la rationalité et encore moins à la moralité. Et s’ils ne sont pas hypocrites, je veux les revoir dans la rue pour combattre ce fléau qui est, lui, bien réel et non purement fantasmagorique : https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Jay_report.

Homophobie, quel beau mot doué d’une si forte capacité de rassemblement !

Pourquoi R. Enthoven est-il appelé « philosophe » ?

Il m’est arrivé d’écouter ou de regarder Raphaël Enthoven qui, il faut le dire, est plutôt doué dans ce qu’il fait, parler. Aujourd’hui, je viens de le lire et je remarque qu’il est, à cet exercice, bien en dessous de ses capacités intellectuelles. Mais cela ne serait pas très grave si cette défaillance n’était d’abord morale.

Dans un article que vous pouvez lire et télécharger ici, le vulgarisateur de philosophie se victimise et victimise les pro-corrida qui, d’après ses dires, subissent les attaques violentes des anti-corrida.

A la question du titre, « Pourquoi les anti-corrida sont-ils si violents ? » l’auteur n’apporte aucune réponse. Mais ce n’est pas grave, son rôle c’est de vulgariser la pensée des autres.

Passons à l’article lui-même.

R. Enthoven reconnaît que la cause des anti-corrida est noble. Nous le remercions, c’est vraiment gentil de sa part. Mais, car il y a toujours un « mais » quand on commence comme ça, cette cause a des mauvais défenseurs. Certes, ce n’est pas parce qu’on a raison qu’on le dit de manière correcte, respectueuse ou plaisante. Cela, R. Enthoven l’a compris. Et il est vrai aussi que certains d’entre-nous devraient le comprendre. Les malhonnêtes et les faux nous attaqueront toujours sur ce côté-là. Oui, nous devons être irréprochables, ce n’est pas juste mais c’est comme ça.

R. Enthoven cite F. Wolff, le « philosophe » des entreprises de la corrida. « […] la corrida est un art, pathétique et sublime, de « tromper sans mentir ». Évidemment, on évite de raconter tous les « trafics » que les taureaux subissent avant d’entrer dans l’arène : modification des cornes, affaiblissement, solitude. « Tromper sans mentir » dit-il. C’est bien une phrase de sophiste ça et non de philosophe.

Cet art demande « courage, maîtrise de soi et sens de l’honneur ». Selon les calculs d’Élisabeth Hardouin-Fugier, entre 1950 et 2005, en Europe, il y a eu un matador tué pour 45.000 taureaux, ce qui fait 0,002 % de chances pour un humain de mourir au combat. Tu parles d’un courage ! Sur la « maîtrise de soi » il suffit de voir leurs mimiques aux tueurs de taureaux pour comprendre qu’il y a là plutôt de la colère, de la haine, du mépris, de la violence que de la maîtrise. Quant à l’honneur, tuer un innocent qui n’a rien demandé et prendre l’argent à la fin ressemble plutôt à un crime prémédité qu’à de l’honneur.

« Les taureaux sont traités comme des individus » : sélectionnés, élevés et tués dans le seul but de satisfaire les désirs humains, c’est ainsi que d’après F. Wolff on devrait traiter les « individus ». Quid de la définition d’individu ? Allez, vous êtes philosophe bon sang ! Et de plus, vous êtes vous-même un individu. Mais vous n’aimeriez surtout pas être traité de la même manière que l’individu taureau car vous, vous avez plus de valeur, certainement.

« […] qu’à tout prendre, il vaut mieux mourir dans l’arène en défendant sa liberté que dans un abattoir ». À tout prendre, il vaut mieux ne pas être obligé de risquer sa vie pour gagner sa vie. Le taureau a été placé de force dans cette situation, il a été de force rendu esclave. Dans les deux cas, l’abattoir et l’arène, la « noblesse » n’est que dans la tête des humains assoiffés de sang et déficients moralement. Et, à tout prendre, ni l’abattoir ni l’arène. Ce serait encore mieux si on respecte les animaux comme disent le faire les pro-corrida, n’est-ce pas ?

« […] la vraie barbarie serait que l’homme et le taureau courent le même risque. » Déjà, payer et organiser un spectacle où un être humain, être de notre espèce, des fois de notre famille, risque de mourir (même si, encore une fois, le risque est minime) est un acte barbare, immoral et relevant plus de la psychiatrie que de l’art. Mais, en plus de cela, applaudir et se réjouir de la mort et de la souffrance d’un innocent, fût-il d’une autre espèce, ne fait que rajouter du poids aux trois qualificatifs précédents. En tout cas, cette phrase montre aussi le fond de la pensée de R. Enthoven : un humain a plus de valeur morale qu’un taureau, et c’est déjà un présupposé anthropocentrique, et c’est déjà une arrogance injustifiée : c’est ce que l’on appelle spécisme.

Je crois qu’il n’est pas vraiment nécessaire d’écouter Wolff pour connaître ses arguments : ce sont les mêmes que ceux de n’importe quelle personne fortement alcoolisée assistant au crime d’un taureau. Sauf, peut-être, que le langage n’est pas le même. Mais le fond, lui, est identique et l’acte final, art ou soif de sang, est un : la mort d’un innocent.

J’aimerais bien que R. Enthoven définisse les termes «barbarie, terreur, horreur, décadence humaine, boucherie satanique, abrutissement collectif, tortionnaires, psychopathes, tueurs à gages, sadisme jouissif, apologie du sang » mais aussi leur contraire pour voir si le crime d’un taureau et sa préméditation peuvent en être synonymes ou antonymes.

Généralement, un lobby a des intérêts financiers ou idéologiques. Traiter les opposants aux crimes prémédités de lobbyistes c’est non seulement rater la définition du « lobby » mais aussi perdre une occasion de taire son ignorance du sujet. Certes les anti-corrida ont des fois des manières brutales de défendre leur cause mais il ne faut pas se concentrer autant sur ces manières et jusqu’à oublier où sont la vraie violence, la vraie brutalité et les vrais crimes . Au delà de tout soi-disant lobby, il y a la cruelle réalité : et la réalité c’est que, quels que soient les mots et l’idéologie exprimés, le taureau est tué à force de blessures. Vous pouvez appeler cela art ou torture, ce qui compte c’est le vécu du taureau et son vécu, pour peu que l’on soit objectif, ne peut pas être dit enviable : il meurt à se faire transpercer de tous les côtés.

Une autre preuve du spécisme criant de R. Enthoven c’est le terme « bêtes » qu’il utilise pour définir certains des anti-corrida. Premièrement, je m’étonne qu’une revue assez connue (non pas pour sa qualité, mais bon) accepte la publication d’un terme qui pourrait être ressenti comme l’insulte qu’il est. Deuxièmement, je m’étonne (à moitié) qu’un prétendu connaisseur de la philosophie soit aussi enclin à utiliser des mots qu’il serait dans l’incapacité de définir. En effet, la « bêtise » n’est qu’un mot qui ne recouvre que l’incapacité de l’observateur à voir l’étendue d’un acte. Troisièmement, le terme « bête » ne devrait pas être utilisé comme une insulte dans le sens où il pourrait être synonyme d’animal. Or, jusqu’à la preuve du contraire, et dans une vision non-anthropocentrique, c’est à dire dans une vision intellectuellement ouverte et objective, être un « animal » n’est pas un défaut mais un état que beaucoup d’êtres, y compris R. Enthoven, partagent.

Il n’y a pas de désapprobation « imaginaire » de la corrida, sauf pour ceux qui contestent aux sondages toute légitimité et à la démocratie toute valeur.

Oui, bon, le fin philosophe a cru déceler une incohérence psychologique entre ce que les anti-corrida dénoncent et ce qu’ils font. En même temps, je voudrais bien vous voir, vous, dénoncer un acte sans forcément le montrer ou le qualifier. De plus, si mes yeux ne me trompent pas, la photo de votre plaidoirie même montre un taureau ensanglanté. Comment expliquez-vous cela ?

Dans l’ensemble, cet article n’a aucune teneur philosophique et morale. Normal, me diriez-vous, chers lecteurs avisés, il est publié dans l’Express. Mais permettez-moi de vous contredire : je crois que vous vous trompez : ce n’est pas parce qu’il est publié dans l’Express qu’il n’a aucune teneur philosophique et morale, mais c’est seulement parce que son auteur n’en a pas sur ce sujet. Il a bien voulu se défendre mais il s’est enfoncé car clairement il ne voit pas puisqu’il ne regarde que ce qui l’intéresse. J’aimerais dire que vous avez entaché la philosophie, R. Enthoven, mais il ne me semble pas logiquement possible de l’affirmer car on ne peut entacher ce qu’on n’atteint pas.

Pour finir, une dernière petite incohérence dans votre article trouble et confus : « […] la cause qu’ils ont peut-être raison de défendre ». Au début, c’était une cause noble, maintenant elle est « peut-être » défendable ? Décidez-vous car il me semble que c’est contradictoire. Mais vous n’êtes sûrement pas à ça près, n’est-ce pas ?

Le médiateur de Pôle Emploi demande la fin des radiations systématiques pour absence à convocation

http://www.actuchomage.org/2013012924112/La-revue-de-presse/le-mediateur-de-pole-emploi-demande-la-fin-des-radiations-systematiques-pour-absence-a-convocation.html

Pourquoi les astrologues ne gagnent-ils pas au loto ?

Si les astrologues et autres voyants savent vraiment prédire l’avenir, pourquoi ne gagnent-ils pas au loto au lieu de vivre des « consultations » ?

Si le horoscope dit vrai, lequel croyez-vous, car il y en a, pour le même jour, de très différents suivant le média qui les diffuse… ?

Le fait est que personne ne sait prédire ce genre d’avenir (qui je rencontrerai, quel travail j’aurai, combien de cheveux je perdrai, quelle sera la couleur de mes prochaines chaussures etc.). Et cela pour deux raisons :

1. Pour prédire le futur, il faut connaître intuitivement et instantanément toutes les choses de l’univers (la position des étoiles, des comètes, leur vitesse, toutes les pensées humaines, la direction des vents et des marées, les tremblements de terre, les épidémies, le temps d’attente de tous les feux-rouges, la vitesse et la direction de toutes les voitures, les emplois disponibles et les chances de tous les postulants à les obtenir, bref, tout…). Pourquoi cela ? Tout simplement parce que toutes les choses de l’univers interagissent (plus ou moins directement). Ainsi, une personne du quartier voisin qui finalement décide de ne pas aller au travail mais au cinéma et change sa route peut modifier la mienne si elle la croise (accident, rencontre etc.). Donc, pour connaître mon futur, le voyant ou l’astrologue doivent connaître toutes les interactions possibles et imaginables. Prenons une table de billard : pour deviner la position future d’une boule, quelqu’un doit connaître la trajectoire et la vitesse de toutes les autres ainsi que leurs interactions entre elles et avec la bande. Quand on se dit que l’univers entier est infiniment plus vaste et complexe qu’un jeu de billard, on se rend compte de l’absurdité qu’il y a à vouloir prévoir le futur d’un humain.

2. Comme cette possibilité est absurde, nous pouvons supposer que nos devins ne connaissent pas l’état actuel total de l’univers mais « voient » l’avenir comme quelqu’un qui avancerait le film de son Dvd. Le futur, comme le film, sont déjà réalisés, écrits. Les devins ont seulement le don de voir le futur tel qu’il sera à un temps « t ». D’abord, on peut se demander, puisque le futur existe, où est-il situé. Si j’existe dans le futur, je dois être quelque part, n’est-ce pas ? Et avec moi, tout ce qui existera à cette époque (planètes, bâtiments, êtres, choses…). Il y aurait ainsi une infinité d’univers superposés (dans le futur et dans le passé), tous remplis de la matière nécessaire à les rendre existants. Quand nous disons : « ma maison existe » nous savons la situer dans l’espace. Si ma maison dans le futur existe dès maintenant elle doit aussi être quelque part car on ne peut imaginer une maison qui existe mais n’est nulle part. De plus, si j’existe demain, et après-demain et après après-demain je suis en droit de me demander où est celui que j’étais hier ou avant-hier. Ont-ils disparu ? L’existence du futur implique l’existence réelle et actuelle mais dans le futur de tout ce qui existe maintenant. Imaginez un voyage d’un kilomètre en bus : chaque 20 mètres un nouveau bus (le bus présent mais dans le futur). Pour faire ce kilomètre vous ne pouvez pas vous déplacer avec le bus dans lequel vous êtes mais vous devez prendre à chaque fois un nouveau, le bus du futur. Et ainsi jusqu’à la fin du voyage. Sur le kilomètre il y aura ainsi 50 bus alignés qui, en fait, n’auront pas bougé. Mais l’analogie ne peut convenir parfaitement, car vous-même vous devez rester dans le premier bus pendant que le premier « vous » du futur monte dans le premier bus du futur, que le deuxième « vous » du futur monte dans le deuxième bus du futur et ainsi de suite… Tout cela en gardant une conscience unie de vous-même. Pas simple à justifier, non ?

Ensuite, supposons que, d’une manière qui nous soit inconnue, le futur existe vraiment et que le devin puisse le lire tel un Dvd. Puisqu’il qu’il existe déjà, il ne peut pas être modifié (on ne peut modifier un film sur le Dvd). Or, si le futur ne peut pas être modifié, à quoi me sert le devin ? Si je n’ai aucune prise sur le futur, que puis-je faire de la conscience de celui-ci ? Et comment imaginer qu’une modification de la conscience (le savoir sur mon futur) ne puisse finalement amener aucun changement réel ? Mais si le futur existe et qu’il peut être modifié (ainsi le devin servirait à quelque chose, à nous avertir) dans quel sens existe-t-il ? Autant dire que suivant les choix que nous faisons, nous prendrons tel ou tel chemin. Mais a-t-on besoin d’un devin pour savoir cela ?

Donc, pour résumer :

1. Soit le futur n’existe pas mais les devins peuvent, grâce à une connaissance omnisciente de l’univers, le « prédire ».

2. Soit le futur existe, et ils ne font que le « lire ».

Corollaire :

1. Si les devins sont omniscients, comment le justifient-ils ? Et s’ils ne s’affirment pas tels, comment justifient-ils leur divination ?

2. Si le futur existe, où est-il, spatialement et matériellement parlant ? Quelqu’un s’est-il cogné, en marchant sur le trottoir, contre un poteau qui ne sera posé à cet endroit que dans le futur ?

1. et 2. Soit le futur est déjà tracé, et le devin ne sert à rien. Soit le futur n’existe pas et le devin ne sert à rien.

Après toutes ces complications, à chacun de voir s’il ne serait pas plus raisonnable de préférer l’utilisation du « rasoir d’Ockham »…

En France on tue deux fois moins qu’il y a quinze ans

Comme quoi ce n’est pas la peine de mort qui fait baisser le taux des homicides…

 

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