Le Maire d’Ustaritz s’attaque au grand banditisme avec courage

Le maire, au lieu d’ordonner de violenter une enfant, aurait pu payer lui-même cette cantine. Mais non, ce n’est pas son rôle, son rôle, à lui, c’est de commander à des policiers de sortir les enfants des cantines. Cela mérite au minimum la démission de cette caricature de maire représentant soi-disant le « service public ».

Quant aux parents… Sans commentaires !

http://www.leparisien.fr/societe/fillette-exclue-de-la-cantine-la-police-a-obei-a-un-ordre-de-la-mairie-10-01-2013-2469745.php

L’étourdissement pour tous !

Telle est la formulation d’une revendication de la Fondation Brigitte Bardot (http://www.abattagerituel.com/5-l-etourdissement-pour-tous.html).

Cela rappelle, dans un autre contexte, le « mariage pour tous ». Mais si Bardot veut que tous les animaux soient étourdis, je ne crois pas qu’elle veuille que tous les homosexuels puissent se marier. Pour revenir à la revendication « l’étourdissement pour tous » elle est tout simplement ahurissante… Ainsi, la gentille dame demande expressément que les animaux soient tués, c’est une revendication politique et morale qui semble avoir sa fin en soi ! Quand on demande « les mêmes salaires pour tous » ou bien « les mêmes droits pour tous », on fait de cela un but final. Qu’en est-il de l’étourdissement ? Est-il un but final ou seulement une étape ?

L’autre disait « Plus je connais les Hommes, plus j’aime mon chien ». Moi je dirais « Plus je connais Bardot, moins je peux l’associer à la cause animale ».

Le Front national et, très probablement, Marine Le Pen, sont pour la production de foie gras

J’ai reçu une réponse officielle du Front national : le parti (et, il y a de grandes chances, Marine Le Pen elle-même, qui ne m’a pas répondu personnellement) n’est pas contre l’exploitation des canards et des oies pour le foie gras. Bien que mes convictions politiques et philosophiques soient à l’opposé de celles du Front national, j’apprécie l’honnêteté de la réponse que j’ai reçue.

Pourtant, cela montre, pour ceux qui veulent le comprendre, que les positions de Marine Le Pen contre le halal sont douteuses étant donné que la production de foie gras (une torture bien plus grande que le halal) ne s’attire pas ses foudres. A chacun de juger des raisons de cette différenciation…

Comment créer des vocations (sans même le vouloir)

Avez-vous remarqué que dès que vous parlez de la cause animale à quelqu’un, le plus souvent on vous répond « Et les plantes ? » ? Oui, vous l’avez sûrement remarqué, comment rater l’argument imparable ? Mais ce qui m’étonne beaucoup c’est ce mécanisme intellectuel et moral très complexe par lequel une personne qui, juste avant votre discours, ne défendait aucune cause particulière (pire, avait l’habitude de ne penser qu’à son petit confort) devient comme par enchantement la représentante de l’Association Mondiale pour le Droit à la Vie des Plantes (AMDVP). C’est dire si les idées ont du pouvoir ! Grâce à votre discours, en trois secondes, cette personne a pris conscience de la souffrance indicible des plantes et s’est engagée corps et âme à défendre ces êtres sans défense. Vous n’en espériez pas tant, n’est-ce pas ? Vous croyiez que la personne en question s’arrêterait à la souffrance des animaux ? Que nenni ! Comme vous l’avez mal jugée, comme vous avez mal interprété sa large capacité de compassion et son incomparable ouverture au monde ! Vous avez été mauvaise langue, vous avez soupçonné d’indifférence une personne qui n’attendait qu’un déclic pour se connecter à la souffrance des plantes. Après cela, il vous faudra vous excuser et lui souhaiter bonne chance dans son combat juste et difficile ! Vous avez créé une vocation, soyez fiers de vous ! Par contre, vu votre expérience dans des combats marginaux, avertissez gentiment cette personne de garder son calme quand quelqu’un lui répondra : « Et les cailloux ? ». Dites-lui de voir le bon côté des choses : elle aussi, du coup, et sans intention, aura créé une vocation.

Le chasseur s’en prend au joggeur : quatre mois avec sursis

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Ni optimiste, ni pessimiste, mais objectif

On tente souvent de diviser les gens en deux catégories : ceux qui voient la moitié pleine du verre et ceux qui voient la moitié vide, les optimistes et les pessimistes. Trop simple, trop réducteur. Car les optimistes passent pour des naïfs (« Comment peux-tu y croire encore quand tu vois que tout va de plus en plus mal ? C’est peut-être parce que tu n’as pas un regard assez avisé sur le monde et que tu ignores donc la profonde tragédie de la vie », il ne manque que le violon pour accompagner ces paroles) ou des égoïstes (« Comment peux-tu être heureux – car les optimistes sont souvent heureux, c’est prouvé – quand tu vois la souffrance du monde ? C’est peut-être parce que tu es égoïste ») alors que les pessimistes passent pour des rabats-joie (« Comment peux-tu ne voir que le malheur, et cette belle fleur qui vient de naître, et cet homme qui a sauvé cet inconnu de la noyade? C’est peut-être parce que tu n’as pas un regard assez avisé sur le monde et que tu ignores donc la profonde beauté de la vie ») ou des éternels insatisfaits (« Comment peux-tu te plaindre que tout va mal alors que tu as de quoi manger, de quoi boire, un logement, une famille… ? Que devraient dire ceux qui n’ont rien ? Tu es égoïste de ne voir que tes problèmes »). Au fond, optimiste ou pessimiste, on nous oppose les mêmes arguments simplistes. Entre les deux, je préfère l’objectivité. En effet, je tente de voir le verre dans son ensemble, avec ce qui lui manque (la moitié vide) mais aussi avec ce qu’il possède (la moitié pleine). C’est cela voir le monde avec objectivité. Et donc avec réalisme. Le bonheur n’est jamais parfait et le malheur n’est jamais total.

Le problème de ceux qui ne voient qu’une moitié c’est qu’ils finissent par ignorer l’autre moitié. Ils sont borgnes alors qu’ils ont deux yeux. Il faut voir le monde avec ses deux yeux.

L’optimiste et le pessimiste revendiquent tous les deux la profondeur de leur vue, pourtant diamétralement opposée, alors qu’en fait ils ne voient que ce qu’ils ressentent eux-mêmes. L’optimiste n’est pas optimiste parce qu’il a vu la joie, mais il voit la joie parce qu’il est optimiste. Le pessimiste n’est pas pessimiste parce qu’il a vu le malheur, mais il voit le malheur parce qu’il est pessimiste.

L’objectif sort de soi et essaie d’avoir une vue d’ensemble qui fait une place au réel, qui ne refuse ni le bonheur des uns ni le malheur des autres. L’objectif seul peut changer le monde car lui seul le connaît. L’optimiste ne voit pas la nécessité d’une amélioration et le pessimiste n’y croit pas. L’objectif, grâce à son regard ouvert, voit la beauté tout autant qu’il voit la laideur et il sait que les deux sont possibles mais qu’aucune n’est totale. L’objectif ne se laisse pas abattre car il voit les améliorations existantes ou possibles mais il ne s’illusionne pas non plus car il voit la force des difficultés à dépasser.

L’objectif a plus de chances d’améliorer le monde car il travaille avec la réalité et non contre elle.

Quand l’objectif soulève le verre, il est conscient qu’il ne soulève pas qu’une des deux moitiés. S’il ne voit que la présence du liquide, il finit par en manquer car il ne voit pas la nécessité d’en rajouter. S’il ne voit que l’absence du liquide, comment fera-t-il pour le boire ?