Lettre contre les cirques qui exploitent les animaux

Je vous mets à disposition un modèle de lettre à envoyer aux mairies pour les inciter à refuser l’implémentation sur leur territoire des cirques utilisant des animaux. Plus elles recevront de lettres, plus grandes seront les chances qu’elles refusent ces cirques.

 

Monsieur le Maire,

 

J’ai pris connaissance avec stupeur et déception que votre ville est souvent très accueillante avec les compagnies de cirque qui utilisent des animaux. Je voudrais m’assurer que vous avez pleinement connaissance de la misérable vie que ces êtres, esclaves du profit et de l’indifférence, mènent à être traînés dans toute la France (ou dans toute l’Europe), enfermés dans des cages, exposés au froid, au soleil, au vent etc. Sans bien sûr oublier leurs ennemis les plus constants et déterminés, les hommes et femmes de cirque (le plus souvent des dresseurs) qui, pour les obliger à faire des numéros non-naturels, n’hésitent pas à employer des méthodes dures (de la privation de nourriture ou d’eau à la violence physique). Tout cela pour, inconsciemment, flatter l’égo de certaines personnes qui prennent plaisir à voir les animaux soumis aux hommes.

Ces pratiques sont d’un autre temps et elles ne peuvent être tolérées par des personnes qui se disent éprises de justice et d’ouverture d’esprit. Accepter la présence de ces compagnies sur le territoire de votre ville est le résultat soit de l’ignorance (facilement vaincue avec un peu de recherches…) soit d’un intérêt économique qui ne fait pas honneur à votre conscience. Privilégier l’argent à la justice n’a jamais rendu personne honorable. De plus, il est peu probable que la plupart des habitants de votre ville soient d’accord avec vos initiatives. Il existe d’autres cirques, bien plus amusants et surtout, bien plus justes.

Je vous prie, au nom de la douceur, de la justice, de la civilisation, la vraie, de ne plus accorder le droit d’implémentation sur le territoire de votre ville aux cirques qui utilisent des animaux.

De plus, je précise que plusieurs accidents importants impliquant des humains (dont des enfants) ont eu lieu à cause de l’imprévisibilité des animaux de cirque. Voulez-vous vous rendre responsable de cela et être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui ? Ainsi, si vous ne pensez pas aux animaux non-humains, pensez aux enfants des humains que vous mettez en grand danger en leur permettant de côtoyer des animaux potentiellement dangereux.

Vous avez ici des informations sur le sort de ces esclaves sans voix et sans défense : http://www.one-voice.fr/fr/article/cirques-ni-cage-ni-fouet-ni-piste

Une vidéo sur la situation générale des animaux dans les cirques : http://www.youtube.com/watch?v=f_twucExV0k&feature=plcp

Une vidéo sur des animaux libres : http://www.youtube.com/watch?v=l6VSOrKsQnk&feature=youtu.be

Voyez-vous la différence ?

Respectueusement,

Portrait des bons militants du Mouvement végan

1. Le militant est là pour informer

  • il n’est pas là pour accuser, critiquer, insulter etc.

  • il s’adresse à des personnes qui le plus souvent ignorent le sujet dont il parle

  • il doit être pédagogue et patient car ce qu’il apporte est souvent absolument nouveau pour les gens

2. Le but du militant c’est de pousser d’autres personnes à militer

  • il est la pour rallier à la cause et non pour créer du rejet ; le véganisme ne réussira que si beaucoup de personnes y adhérent ; que le militant n’oublie pas que le véganisme (quand il est connu) est déjà suffisamment mal-vu, pas la peine donc d’en rajouter

  • si le militant ne réussit pas à créer des vocations, au moins pourra-t-il créer des sympathies

  • le militant doit rappeler constamment que toute bonne volonté est bienvenue et que la cause a besoin de chacun d’entre nous

3. Le militant prendra garde à ne pas marginaliser le véganisme

  • il doit donner envie aux autres de devenir végans et il ne pourra le faire qu’en montrant que ce n’est pas difficile et qu’on ne devient pas asocial, hargneux et marginal pour autant

  • il est donc préférable de mentionner, aussi souvent que possible, les bons côtés du véganisme au lieu de simplement critiquer le spécisme

4. Le militant s’adresse à des personnes capables de changer

  • le militant n’est pas né végan, il l’est devenu ; de même, toute personne, je dis bien toute personne est susceptible de changer de vie et de vision du monde ; le militant doit l’accompagner et la rassurer, croire en elle et non la dévaloriser et décourager

  • les gens ne changent pas au même rythme, il faut être patient et ne pas s’offusquer de ne pas avoir réussi à convaincre quelqu’un en cinq minutes de discussion

  • les gens doivent changer parce qu’ils sont convaincus et non parce qu’on leur demande de changer ; et s’ils ne sont pas convaincus, peut-être est-ce parce que le militant s’y est mal pris

5. Le militant est un homme comme les autres

  • même si ses actes sont plus justes, le militant ne doit jamais oublier qu’il n’est pas parfait et que rien ne lui donne le droit de se croire une meilleure personne que les non-végans ; tous les hommes ont la même valeur, la seule chose qui diffère c’est la signification et la conséquence de leurs actes ; le militant est là pour parler des actes et non des personnes ; que le militant n’oublie jamais qu’il n’y a rien de pire que l’arrogance de la vertu

6. Le véganisme est bénéfique à tous

  • un monde végan serait, toutes choses égales par ailleurs, un monde plus juste et cela profiterait aux animaux autant qu’aux hommes

  • bien décrit, le véganisme ne peut pas être rejeté comme une philosophie dangereuse et injuste ; le militant doit donc se dire que si les autres n’y adhérent pas c’est parce qu’ils n’ont pas encore compris l’intérêt du véganisme ; il ferra donc attention à bien leur en expliquer les principes

  • une si belle vision du monde ne peut être rejetée que suite à une mauvaise compréhension et la mauvaise compréhension est souvent le résultat d’une mauvaise explication

7. Le militant doit être exemplaire

  • cela ne veut pas dire qu’il doit être parfait, mais tout simplement cohérent ; il ne peut et ne doit demander aux autres de faire des choses qu’il ne fait pas lui-même

  • il ne peut pas militer pour un monde pacifique en employant un langage et un comportement violents et irrespectueux ; ceci le discréditerait lui et la cause ; que le militant n’oublie pas que les gens regardent son comportement plus qu’ils n’écoutent ses paroles

Tout bon militant du Mouvement végan (association qui ne veut valoriser rien de moins que le véganisme…) doit avoir à l’esprit cette citation de Spinoza : «  Ne pas railler, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre. » Tout militant qui veut convaincre de la valeur du véganisme doit d’abord la prouver par la valeur et l’exemplarité de son propre comportement.

Si vous militez sous l’égide du Mouvement végan c’est que vous avez accepté et intégré tous ces principes que vous pourrez bien-sûr compléter mais en aucun cas refuser ou ignorer. Il en va de la réussite de notre cause.

 Télécharger ce portrait.

Végan et véganisme

*végan(e) : personne opposée à toute exploitation des animaux dans tous les domaines dans lesquels ceux-ci servent de matière première ou d’esclaves (alimentation, expérimentation, cirque, corrida, tiercé, habillement etc.)
*véganisme : philosophie qui affirme, principalement, le droit absolu à l’existence et à la liberté de tous les êtres vivants sensibles; elle interdit donc toute exploitation de ceux-ci, qu’elle considère comme immorale et illogique.

Un végan boycotte donc tous les domaines dans lesquels les animaux sont exploités et/ou tués. Par extension, les végans sont aussi opposés à toute sorte de discrimination parmi les hommes qu’elle soit basée sur la sexualité, le sexe, la race, la culture, le statut social, l’apparence physique, le niveau intellectuel etc. Les végans tentent d’appliquer ce principe logique : tous les êtres sensibles sont égaux en droits fondamentaux et les différences évidentes entre eux n’induisent en aucun cas une échelle de valeur.

Une souffrance ignorée

J’ai écrit cette petite nouvelle sans prétentions il y a 9 ans. Je viens de la corriger un peu car mon français de l’époque était un peu moins lisible que celui actuel. Je remarque juste avec étonnement à quel point elle est prémonitoire de mon véganisme…Comme quoi on peut dire, écrire et sentir des choses dont on ne prend la mesure que des années plus tard.

Vous pouvez la télécharger ici : Une souffrance ignorée

Un éternel Treblinka

treblinka

 

– l’auteur fait un parallèle, certes osé mais non moins évident, entre le génocide perpétré par les nazis (et tous les génocides en général) et celui que subissent les animaux depuis si longtemps et encore plus à notre époque « civilisée ».
– il ne s’agit pas de mettre les hommes et les animaux sur le même plan (ni de faire des hiérarchies par contre) mais tout simplement de faire comprendre que tout génocide commence par la dégradation des victimes (langage violent et irrespectueux, sobriquets d’animaux, auto-conviction que les victimes ne méritent aucune considération car elles sont inférieures…); cette manière de faire est maintenant utilisée pour faire accepter plus facilement le génocide des animaux (ce ne sont « que » des animaux, de la même manière qu’on disait ce ne sont « que » des juifs, ou « que » des noirs etc)
– à bien regarder, les méthodes de traitement et l’idéologie mises en place concernant les animaux ressemblent à s’y méprendre aux idéologies racistes (nazie en particulier, car le nazisme est allé au bout de ses « idées »…) à deux différences près : 1. nous ne tuons pas les animaux parce que nous les détestons (bien que la raison de leur mort ne change rien pour eux) et 2. notre entreprise de crime organisé est sans fin puisque sans cesse des animaux sont créés pour être ensuite tués
– et si vous avez encore un doute, relisez la phrase de Hitler que j’ai copiée à la fin de l’article : quelle meilleure manière d’expliquer notre comportement envers les animaux ?

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« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent.  »  Milan Kundera

« Celui qui immole un bœuf est comme celui qui tuerait un homme. » Isaïe, 66.3

« Prenez parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais le torturé. » Elie Wiesel

« Un jour, nos petits-enfants nous demanderont : Où étais-tu pendant l’holocauste des animaux? Qu’as-tu fait contre ces crimes terrifiants? Nous ne pourrons pas leur offrir la même excuse une seconde fois – que nous ne savions pas. » Helmut Kaplan

« Au milieu de notre style de vie lié aux hautes technologies, l’ostentation et l’hédonisme, parmi les monuments les plus remarquables de l’histoire, de l’art, de la religion et du commerce, il y a les « boîtes noires ». Ce sont les laboratoires de recherche biomédicale, les fermes productivistes et les abattoirs – des complexes sans visage où la société mène son sale boulot d’abus et de meurtre sur des êtres innocents et sensibles. Ce sont nos Dachau, nos Buchenwald, nos Birkenau. Comme les bons bourgeois allemands, nous avons une idée assez précise de ce qui s’y passe, mais nous ne voulons pas vraiment être confrontés à la réalité. » Gail Eisnitz

De l’avis de Barbara Stagno, plus on s’engage dans la lutte pour les animaux, plus on s’éloigne du reste de la société. « Quand vous parcourez les allées d’un supermarché, vous ne voyez pas de la « nourriture », vous voyez le bout de la chaîne productiviste allant des fermes d’élevage aux abattoirs. Quand tout le monde s’attendrit devant un panier de chatons qu’un collègue a apportés au travail, vous voyez les millions de chats errants dans les rues, ou à qui on injecte du pentobarbital sodique mortel dans les refuges. » Elle explique que c’est comme si on disposait soudain d’une « vision aux rayons X ».

« Tous ces érudits , tous ces philosophes, les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu’un comme toi? Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les hommes sont des nazis; pour les animaux, c’est un éternel Treblinka. » I.B. Singer, The Letter Writer

« Je pense très profondément que les gens qui ont une sensibilité, qui réfléchissent aux choses, doivent en arriver à la conclusion qu’il est impossible d’être bon, d’être pacifique si on tue des animaux. Qu’on ne peut pas se dire épris de justice si on s’empare d’une créature plus faible que soi pour la torturer et la tuer. » I.B. Singer

« […] à moins que de croire au fascisme – c’est-à-dire que le pouvoir donne tous les droits – on n’a pas le droit de faire du mal aux autres. » Henri Spira

« Cet enfer rendaient dérisoires toutes ces inepties au sujet de l’humanisme. » I.B.Singer

« Celui qui ne possède pas le pouvoir perd le droit à la vie. » Hitler




L’enfer et le paradis

Un guerrier voulut un jour aller dans le monde pour comprendre ce qu’étaient le paradis et l’enfer. Après quelques semaines de recherches infructueuses, il voit un vieil homme en train de méditer sous un arbre. Le guerrier lui dit d’un ton peu aimable : « Vieil homme, apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais il reste sans réponse. Il réitère sa demande, d’un ton assez violent : « Eh ! vieux bouseux apprends moi ce que sont le paradis et l’enfer ! » Mais toujours aucune réponse. A ce moment le guerrier est hors de lui, lève le sabre et crie : « Vieux salopard je vais te couper en deux !!! » et juste au moment de baisser le sabre pour tuer le vieux, celui-ci dit calmement: « C’est cela l’enfer. » Ces paroles figent le guerrier qui, peu de temps après, laisse le sabre tomber, se met à genoux, pleure et  implore de toutes ses forces le vieux de le pardonner. A quoi ce dernier répond : « Et cela, c’est le paradis. »

Maintenant, regardez attentivement  la première vidéo et de 2min40 jusqu’à 3min08 pour la deuxième.