Briser les préjugés pour combattre la pauvreté : neuf affiches percutantes

 
De l’argent, il y en a. Dans les mauvaises poches !

« Squattant la campagne électorale, le collectif 50 Assos contre l’exclusion s’attaque aux idée reçues qui faussent le débat et entretiennent la misère. »

Suite de l’article ici : https://positivr.fr/50-assos-exclusion-vraie-vie-affiches

 

Enfants esclaves et/ou exploités par les capitalistes avec notre argent…

Il faut boycotter et diffuser des infos sur les entreprises qui font cela, c’est à dire peut-être toutes les multinationales… Ne leur donnons pas notre argent, ne leur donnons pas le pouvoir d’exploiter et tuer des enfants pour avoir des produits moins cher et pour s’enrichir sur leur dos.

Photos ici : http://www.ufunk.net/photos/angels-in-hell/

Des alternatives existent, c’est de notre responsabilité de les utiliser !

Humiliation, foot et social

La vraie « humiliation » et la vraie « honte » sont en rapport avec ce que les capitalistes ont fait aux populations du Brésil pour assurer le bon déroulement de leurs sales affaires footballistiques. Le « pardon » à demander c’est à ces gens et c’est envers eux qu’il faut se rattraper. Et si les richissimes footballeurs ne pensaient pas qu’à eux et se cotisaient pour réparer les crimes commis en leur nom ?

http://www.lemonde.fr/coupe-du-monde/article/2014/06/14/drame-national-en-espagne-apres-la-lourde-defaite-face-aux-pays-bas_4438130_1616627.html#xtor%3DRSS-3208

Les « anarchistes », la police et la délinquance

Malgré tous ses attraits, il y a quelque chose de profondément gênant dans la pensée anarchiste telle qu’elle s’affiche sur internet (je ne parle pas des théories développées dans des livres sérieux), au détour d’une dispute ou comme arme pour cataloguer ceux qui « font partie du système » : dans tous les débats et tous les articles que j’ai faits et lus je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui critique la délinquance (je parle de la petite surtout, car dénoncer les banquiers ça y va). Les « anarchistes » sont systématiquement plus enclins à critiquer la police (qui est censée assurer la paix sociale…) qu’ils ne le sont à critiquer la petite délinquance qui est, elle aussi, responsable d’un certain malaise et d’une impression d’insécurité. Mais quoi, un policier serait-il, par défaut, plus dangereux pour la liberté qu’un petit délinquant ? Je sais, avec un certain paternalisme, on excuse le petit délinquant qui n’a pas eu une vie facile mais on est incapable « d’excuser » le policier qui tente de faire son travail (et qui a fini par avoir ce travail parce que, peut-être, il n’a pas eu une vie facile non plus). Et je dis « on excuse » la petite délinquance, ça, c’est quand on ne l’encourage pas avec, en arrière-plan, l’hypocrite excuse de « c’est pour combattre le capitalisme ».

Il ne s’agit pas de faire un concours pour savoir qui du policier et du petit délinquant (qui peuvent se confondre dans la même personne d’ailleurs…) est « pire » ou « meilleur ». Il s’agit de savoir quelles sont les valeurs de l’anarchisme et d’être cohérent. Certes, le système policier n’est pas toujours des plus démocratiques. Mais la petite délinquance l’est encore moins. Pourquoi ne pas traiter les deux sujets de manière objective ? Pourquoi ne pas critiquer les deux tant qu’on y est ? Tant qu’on ne critique pas la petite délinquance j’ai toujours l’impression que cette occultation vient non pas de vrais anarchistes mais d’esprits adolescents en manque de rébellion qui, sous prétexte d’anarchisme, s’opposent à des règles établies par d’autres mais ne s’empêchent pas de frauder, voler, tricher, c’est à dire de ne vivre que d’après leurs règles. Une société doit avoir des règles communes (et justes) qui doivent être respectées autant que possible. C’est parce que les règles ne sont pas respectées que la police est nécessaire (et justifie elle-même son existence) et c’est parce que les règles ne sont pas respectées que la police outre-passe ses droits. Qu’elle soit policière (donc systématique ou individuelle) ou privée (elle peut aussi être systématique – les bandes – ou individuelle), il faut dénoncer la délinquance. Ne dénoncer que celle de la police me semble pour le moins être le résultat d’un rapport très ambigu à la loi et au droit.

Attention, danger… profit !

Documentaire très intéressant (voir plus bas) quand on réfléchit en profondeur au sens du travail et à l’obligation presque morale où nous en sommes d’en chercher un sous peine d’être humainement déclassé. Il est aussi intéressant de voir les techniques de marketing les plus sales ou d’entendre un sociologue parler du revenu minimum universel. Nous sommes effectivement dans une société du travail, je veux dire où le travail est une valeur à tel point que celui qui le perd se sent mal dans sa peau et ressent une perte de valeur de sa personne. Quel rêve plus grand pour tous ceux qui veulent se faire de l’argent sur le dos des autres que de donner l’illusion que notre humanité passe par le travail salarié ?

Mais il y a une chose qui est très gênante et qui détruit la cohérence du documentaire : les personnes au RMI qui sont interrogées disent toutes avoir échappé à ce monde fou où seul le travail compte ; elles ont du temps pour lire, se promener, voir leurs amis… vivre quoi ; elles sont moins stressées et plus riches intérieurement ; elles critiquent à juste titre un système qui opprime des millions de gens pour enrichir quelques-uns ; et elle disent avoir choisi de ne plus rechercher du travail pour justement profiter de leur vie et ne plus contribuer à ce système immonde. Oui, elles n’y contribuent plus et elles vivent leur vie… sur le dos de tous ceux qui sont encore « dans le système » et qui cotisent pour que d’autres puissent « être libres et heureux ». Car, malheureusement, il ne s’agit pas là d’un acte révolutionnaire mais bel et bien d’un profit déguisé (et peut-être inconscient) : avec quel argent ces gens profitent-ils de leur vie ? Avec celui de ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter de travailler, avec celui des hommes et des femmes qui ont des familles à nourrir et dont on prend une partie de l’argent pour le donner à ceux qui ne veulent pas soutenir le système mais veulent bien en avoir les bénéfices… Certains d’entre-eux disent qu’ils ont cotisé, donc qu’ils ont droit à des allocations. Évidemment, c’est juste. Sauf qu’il suffit de faire un simple calcul pour comprendre qu’avec leurs cotisations, ils pourraient vivre très peu de temps… En effet, les cotisations assurance chômage sont de 2,4 % du salaire brut (je ne sais pas si à l’époque c’était pareil). Pour un salaire de 1500 euros brut par mois, un salarié paye 36 euros d’assurance chômage par mois. Donc, s’il travaille 10 ans à ce rythme, il cotise au total pour la somme de 4320 euros. Combien de mois vit-on avec une telle somme ? Très peu de mois… L’idée c’est que les cotisations de chacun sont insuffisantes pour vivre si on veut les « reprendre ». Si on veut vivre plus ou moins décemment pendant plusieurs années, on compte sur les cotisations de tout le monde, donc sur la solidarité. Dire « je ne travaille plus pour vivre ma vie mais j’accepte les allocations au-delà de ce que j’ai cotisé» c’est rompre le cercle de la solidarité qu’on vante tant par ailleurs en critiquant le capitalisme…

Qu’est-ce à dire, au fond ? Qu’on n’a pas le droit au chômage ? Que les chômeurs sont des profiteurs ? Non. Seulement que si on choisit de refuser le système, eh bah… il faut refuser aussi d’en avoir les bénéfices. C’est cela être honnête et cohérent. Je parle donc des gens qui font cela (soi-disant) par choix idéologique et non, bien sûr, des gens qui sont fatigués, malades, en difficulté psychologique etc. et qui, de fait, on du mal à revenir dans le « système ».