La commission d’enquête sur la concentration des médias poursuivait aujourd’hui ses travaux en auditionnant des représentants d’Acrimed et du collectif « Informer n’est pas un délit ! » Ces collectifs de chercheurs et de journalistes qui mènent un travail critique sur le fonctionnement des médias sont revenus sur le cas Bolloré, tout en attirant l’attention des sénateurs sur les mécanismes plus larges qui régissent le monde médiatique.
Et il ne faut jamais lui donner la parole (à moins que la loi ne nous y oblige, au moment des élections par exemple).
« Débattre » avec l’extrême-droite c’est en essence discuter du fait de savoir si les noirs et les Arabes (généralement) sont mauvais par nature ou inférieurs aux blancs. C’est le fond de leur idéologie. On ne peut pas débattre de ça car il n’y a pas de doute à avoir sur la question. Tout le système politique de l’extrême-droite se résume à cette idée : si tout va mal c’est à cause des étrangers. Pourtant, dans des pays où il n’y a pas d’étrangers, ça ne va pas forcément mieux, tout au contraire. La plupart des pays violents, dictatoriaux et pauvres sont très homogènes en termes de population. L’idéologie de l’extrême-droite est non seulement stupide et discriminante mais aussi mensongère et illusoire. En appliquant ses idées nous n’aurons jamais une société prospère et paisible.
L’extrême-droite possède une tactique vieille comme l’extrême-droite : l’injonction au débat. C’est une arme extrêmement puissante qui joue sur nos valeurs progressistes pour les retourner contre nous.
« Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. »
Savoir à qui appartiennent les médias permet d’avoir un recul critique.
‘Nous publions une carte du paysage médiatique français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias. Cette carte est le fruit d’un partenariat entre Acrimed et Le Monde diplomatique. »