Pétition : La corrida est un trouble à l’ordre public, Monsieur Manuel Valls

Lien de la pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2014N45698

Monsieur Manuel Valls, par la circulaire du 6 janvier 2014 vous demandez aux maires d’interdire les spectacles de Dieudonné M’Bala M’Bala en référence à l’arrêt du Conseil d’État Benjamin du 19 mai 1933 qui, faisant jurisprudence, stipule que « l’autorité investie du pouvoir de police peut interdire la tenue d’une réunion publique ou d’un spectacle » s’il y a :

– l’existence de risques de graves troubles à l’ordre public induits par cette manifestation ;

– l’impossibilité de prévenir ces troubles par des mesures de police appropriées, moins attentatoires aux libertés que l’interdiction.

Soit.

Mais, Monsieur Manuel Valls, quand il s’agit de la corrida, vous déclarez, le 11 septembre 2013 : « C’est quelque chose que j’aime, ça fait partie de la culture de ma famille » ; « Dans un pays en crise, avec des Français qui doutent de leur identité, tout ne peut pas se ressembler » ; « On a besoin de ces racines, ne les arrachons pas. » Pourtant, question « troubles à l’ordre public », les corridas ont un lourd passé. Premièrement, la corrida elle-même qui est d’une violence et d’un cynisme extrêmes, ce qui n’est pas propre à rendre les spectateur pacifiques ni à rassembler les Français. Deuxièmement, tout ce que cela provoque comme affrontements :

– à Rodilhan, le 8 octobre 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=X_dP8_73KPM

– à Béziers, le 12 août 2012 : http://www.youtube.com/watch?v=jBdR6bwkZlU

– à Rion des Landes, le 24 août 2013 : http://www.youtube.com/watch?v=sQQ9o_YU4_s

– à Millas, le 8 août 2010 : http://www.youtube.com/watch?v=jE7k7i8vu30

Vous avez des preuves indubitables du fait que la corrida représente des troubles graves à l’ordre public. Vous êtes Ministre de l’Intérieur, censé assurer la sécurité des citoyens. Or, parce que VOUS aimez la corrida et parce que c’est une tradition (comme le « lancer de nain », que vous citez dans votre circulaire pour bien faire comprendre qu’une tradition n’est pas forcément bonne !) vous refusez de voir la réalité des choses : troubles graves à l’ordre public et torture animale !

Quelle est votre logique, Monsieur Manuel Valls ?

Nous, signataires de cette pétition, vous demandons avec insistance d’être cohérent et honnête et d’intervenir contre la corrida et tous les problèmes qu’elle pose à notre société !

« La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps »

http://www.bastamag.net/article3432.html

Tuer une personne ou bien tuer une idée ?

Quand nous désirons (dans notre opinion) améliorer le monde, nous faisons souvent l’erreur de combattre les gens qui ont d’autres idéologies ou comportements en croyant qu’en les éliminant ou neutralisant, tout irait mieux. Or, on ne peut tuer une idée quand bien même nous tuerions celui qui la propage. Averroès disait : « La pensée a des ailes, nul ne peut arrêter son envol. » Nous pourrions tuer tous nos opposants (enfin, en théorie). Mais ensuite il faudra détruire tous les livres, les films, les cd, les inscriptions, les lettres etc. qui témoignent d’idées dont nous ne voulons pas. Et une fois que nous aurons réussi cela (chose bien évidemment impossible), il faudra encore s’assurer que les idées dont nos ennemis étaient porteurs ne naîtront plus dans la tête d’autres personnes. Et c’est une autre difficulté insurmontable qui rend inutile l’élimination des adversaires : tant que les conditions qui créent certaines idéologies ou comportements existeront, ces idéologies et comportements naîtront inlassablement… Et il faudra encore tuer leurs porteurs et ainsi de suite. L’élimination des idées par l’élimination des personnes n’est pas seulement immorale et incohérente, elle est impossible et impraticable. Pour tuer une idée il faut détruire les causes qui la provoquent.

« Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. » Sébastien Castellion. On ne peut, sous prétexte de défendre une meilleure idéologie que celle de notre adversaire, tuer cet adversaire. Car quelle qualité pourrait avoir une idéologie qui justifie le crime ? Au nom de quel haut principe moral on se permet d’enlever la vie à un congénère ? Y a-t-il plus important que le droit à la vie ? Comment prétendre chercher la paix dans la violence ?

Mais, évidemment, il ne s’agit pas de non-action et de pacifisme extrême… Comme disait Gandhi « Entre la violence et la non-violence, je choisis la non-violence ; entre la violence et la lâcheté, je choisis la violence. » La violence ne peut pas être un moyen d’action car elle est toujours imprévisible dans ses conséquences. Mais elle peut être un moyen de défense quand c’est le seul qui reste. Celui qui recourt à la violence pour défendre ses idées doit être dans une situation extrême et d’extrême danger. Tant qu’il n’est pas dans cette situation, sa violence n’est qu’une excuse habillée dans les beaux habits d’une idéologie. La violence est toujours un échec : de la parole, de la raison, de la force, de la maîtrise de soi, de l’intelligence etc. Elle ne peut être, dans ce cas, une action mais elle doit demeurer une réaction exceptionnelle et maîtrisée.

Demandons-nous qu’a obtenu l’humanité en utilisant la violence comme action ? Un groupe a-t-il fait asseoir un gouvernement (au sens large) juste en agissant violemment en premier lieu ? Ou bien ne l’a-t-il fait qu’en réagissant à une violence première ? On ne peut et porter un idéal juste et porter la haine de l’Autre et le désir de l’éliminer. Ces sentiments ne peuvent subsister ensemble dans la même personne. Céder à la haine est une preuve de faiblesse. Les faibles n’amélioreront jamais le monde.

Tous les grands personnages de ce monde ont refusé de haïr leurs adversaires et c’est pourquoi ils ont contribué à améliorer le monde. Unes des dernières paroles de Missak Manouchian avant d’être fusillé par les Nazis ont été : « Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit ». Et c’était un résistant.

Tuer une personne ou bien tuer une idée ?

Quand nous désirons (dans notre opinion) améliorer le monde, nous faisons souvent l’erreur de combattre les gens qui ont d’autres idéologies ou comportements en croyant qu’en les éliminant ou neutralisant, tout irait mieux. Or, on ne peut tuer une idée quand bien même nous tuerions celui qui la propage. Averroès disait : « La pensée a des ailes, nul ne peut arrêter son envol. » Nous pourrions tuer tous nos opposants (enfin, en théorie). Mais ensuite il faudra détruire tous les livres, les films, les cd, les inscriptions, les lettres etc. qui témoignent d’idées dont nous ne voulons pas. Et une fois que nous aurons réussi cela (chose bien évidemment impossible), il faudra encore s’assurer que les idées dont nos ennemis étaient porteurs ne naîtront plus dans la tête d’autres personnes. Et c’est une autre difficulté insurmontable qui rend inutile l’élimination des adversaires : tant que les conditions qui créent certaines idéologies ou comportements existeront, ces idéologies et comportements naîtront inlassablement… Et il faudra encore tuer leurs porteurs et ainsi de suite. L’élimination des idées par l’élimination des personnes n’est pas seulement immorale et incohérente, elle est impossible et impraticable. Pour tuer une idée il faut détruire les causes qui la provoquent.

« Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. » Sébastien Castellion. On ne peut, sous prétexte de défendre une meilleure idéologie que celle de notre adversaire, tuer cet adversaire. Car quelle qualité pourrait avoir une idéologie qui justifie le crime ? Au nom de quel haut principe moral on se permet d’enlever la vie à un congénère ? Y a-t-il plus important que le droit à la vie ? Comment prétendre chercher la paix dans la violence ?

Mais, évidemment, il ne s’agit pas de non-action et de pacifisme extrême… Comme disait Gandhi « Entre la violence et la non-violence, je choisis la non-violence ; entre la violence et la lâcheté, je choisis la violence. » La violence ne peut pas être un moyen d’action car elle est toujours imprévisible dans ses conséquences. Mais elle peut être un moyen de défense quand c’est le seul qui reste. Celui qui recourt à la violence pour défendre ses idées doit être dans une situation extrême et d’extrême danger. Tant qu’il n’est pas dans cette situation, sa violence n’est qu’une excuse habillée dans les beaux habits d’une idéologie. La violence est toujours un échec : de la parole, de la raison, de la force, de la maîtrise de soi, de l’intelligence etc. Elle ne peut être, dans ce cas, une action mais elle doit demeurer une réaction exceptionnelle et maîtrisée.

Demandons-nous qu’a obtenu l’humanité en utilisant la violence comme action ? Un groupe a-t-il fait asseoir un gouvernement (au sens large) juste en agissant violemment en premier lieu ? Ou bien ne l’a-t-il fait qu’en réagissant à une violence première ? On ne peut et porter un idéal juste et porter la haine de l’Autre et le désir de l’éliminer. Ces sentiments ne peuvent subsister ensemble dans la même personne. Céder à la haine est une preuve de faiblesse. Les faibles n’amélioreront jamais le monde.

Tous les grands personnages de ce monde ont refusé de haïr leurs adversaires et c’est pourquoi ils ont contribué à améliorer le monde. Unes des dernières paroles de Missak Manouchian avant d’être fusillé par les Nazis ont été : « Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit ». Et c’était un résistant.

Une manif anti-islam accueillie avec du thé et des biscuits par les musulmans

http://www.islametinfo.fr/2013/05/30/grande-bretagne-une-manif-anti-islam-de-ledl-accueillie-avec-du-the-et-des-biscuits-par-les-musulmans/

Quand la tendresse gagne contre la violence