Faire des économies

Les véritables fraudeurs ne sont pas les bénéficiaires des prestations sociales (lien)

On nous dit qu’il faut faire des économies, et qui ne serait pas d’accord ? Alors que ces gentils subordonnés du monde financier commencent par eux-mêmes car il faut toujours donner l’exemple quand on demande quelque chose.

Stand 29 octobre 2011 à Orléans

Beaucoup de monde ce jour à Orléans centre mais bien peu de gens qui soient venus discuter. Je relève le passage d’un homme qui, après avoir dit, de manière agressive, « C’est quoi vos conneries là ?! » a commencé à parler de la corrida, dire qu’il était contre et ensuite me parler de son ancien travail dans un abattoir… Il a été licencié car, un jour, il n’a pas pu tuer un porc : « Je n’ai pas pu, il me regardait droit dans les yeux ce connard ! » dit notre homme, les yeux en larmes… Je lui raconte qu’un prisonnier Anglais a un peu vécu la même histoire, racontée dans le texte La vache qui pleure. Un autre homme, professeur de français, a longuement discuté avec nous. Il affirme ne pas être « converti » mais tout porte à croire qu’il en a l’intention. Deux jeunes filles qui font de l’équitation s’interrogent sur le fait de manger de la viande, car, au fond, « les vaches et les porcs… sont pareil que les chevaux ». Un homme qui, raisonnable, a avoué qu’à part le goût, il ne trouve aucune justification au fait de manger de la viande. Un fils d’éleveur qui s’en va bien vite laissant inachevée une discussion prometteuse. Un conseiller agricole fait de même, tout en laissant sa carte de visite. Il y a eu des encouragements et il y a aussi eu des reproches : « Vous feriez mieux de vous battre contre les pédophiles » comme si militer pour les animaux nous faisait cautionner la pédophilie. Mais dans l’ensemble très peu d’intérêt porté à un stand bien visible et à des idées révolutionnaires beaucoup trop de personnes passant sans même regarder, ce qui en dit long sur l’absence presque totale de curiosité intellectuelle dont certains sont victimes (et créateurs)…

Les héros de Rodilhan et la disparition de la corrida

Le 8 octobre 2011 est une date clé dans l’histoire de la corrida en France. A cette date, des femmes et des hommes, militants pacifiques et non-violents jusqu’au sacrifice, ont montré, une fois de plus, de quel côté étaient la dignité et la justice.

Ces militants, introduits dans l’arène de Rodilhan, ont senti sur leur peau (au sens propre) la « culture » des aficionados. Entre les protagonistes de la violence physique et les instigateurs de celle-ci, il n’y a eu, à Rodilhan, aucune différence. Entre le Maire (oui, le Maire) de la ville et le commerçant lambda, entre la police et un éventuel hors-la-loi, il n’y a eu, à Rodilhan, aucune différence. Car tous, quelles que soient leur position et leurs responsabilités, ont eu un même état d’esprit : aucune pitié pour les militants puisque ces militants, par pitié pour les taureaux, voulaient gâcher l’horrible spectacle. Les coups, les insultes, les attentats à la pudeur et les crachats ont coulé avec la même intensité que le sang des taureaux massacrés après l’expulsion des militants.

La « culture » des aficionados a montré, sous les caméras, son vrai visage haineux, lâche et violent. Comment nous faire croire que les toréadors luttent d’égal à égal avec le taureau quand les aficionados sont capables de frapper des militants enchaînés (donc incapables de se défendre) et non-violents (donc opposés à la violence) ? Comment pourront-ils, ces défenseurs du crime, continuer à affirmer que les militants sont violents ? Quelle excuse trouvera le législateur pour justifier ces actes qui découlent directement de cet apprentissage de la violence qu’est la corrida ? Qui a pu croire qu’apprendre à tuer nous rendait pacifique et civilisé ?

Le 8 octobre 2011, à Rodilhan, la civilisation a été violentée, conspuée, détestée. Ce jour, la non-violence a montré sa force profonde. Pendant 20 minutes, la lâcheté a librement déferlé, sous les yeux complices des forces de « l’ordre » mais la conviction des militants et leur dignité immense ont été au dessus de la bassesse de leurs opposants. Avec chaque coup reçu, avec chaque insulte subie, avec chaque crachat essuyé, les militants n’ont fait que s’élever tandis que leurs agresseurs s’abaissaient. S’il est facile d’expliquer et qualifier l’attitude des aficionados (car la bassesse est toujours simple), il est par contre impossible de caractériser l’attitude des militants. Comment décrire avec des mots le fait de sacrifier jusqu’à son corps pour défendre des êtres innocents ? Comment analyser avec des phrases la dignité qu’il faut avoir pour ne pas perdre de vue l’objectif et rester calme et respectueux tandis que la violence se déchaîne contre soi ? Il n’y a pas de description possible mais un seul mot, un mot qui éclaire cette attitude : héros. Ces militants sont des héros.

Le 8 octobre 2011, à Rodilhan, il y a eu 95 héros opposés à des centaines d’hommes ordinaires. Ces héros doivent rentrer dans l’histoire de la ville de Rodilhan et dans l’histoire de la cause animale.

Le 8 octobre 2011 marque un tournant décisif dans la lutte contre l’abomination qu’est la corrida. Ce jour scelle le début de la fin de cette torture publique. Il y a un avant Rodilhan et un après Rodilhan. Ce jour, les aficionados ont montré au monde entier qu’ils n’ont rien de beau à offrir à l’humanité et encore moins aux animaux. Après Rodilhan, aucun gouvernement, aucun responsable politique ne pourra affirmer que la corrida est une culture. Le pacifisme et l’éducation à la civilisation, valeurs dont les aficionados se targuaient jusque-là, ne sont plus que des mots vides. Pire, ce sont des mensonges, des manipulations évidentes, des techniques de propagande.

Le 8 octobre 2011 Rodilhan a montré à la France entière que la corrida appartenait à un autre monde, un monde que la loi combat, un monde de haine, de violence et de sang. Ce monde ne doit plus exister sur le territoire français. Notre gouvernement, si attaché aux valeurs humaines, n’a plus aucune raison d’autoriser la corrida. Nous savions que pour les animaux, elle était une torture. Les héros de Rodilhan ont montré qu’elle l’était pour les Hommes aussi.

Il est temps que les politiques montrent un peu de courage (je dis « un peu » car ils ne risquent rien de grave, eux) et fassent appliquer la loi car c’est pour cela que nous les payons. Il est temps qu’ils se mettent au service du peuple et non du pouvoir et de l’argent. Il est temps qu’ils prennent en considération les vraies valeurs, celles que les héros de Rodilhan leur ont enseignées : la dignité, la non-violence, la force de caractère, le sacrifice, l’amour des autres, la justice, le don de soi.

Le 8 octobre 2011 une scissure absolue s’est créée entre deux mondes : celui de l’héroïsme et celui de la médiocrité. La France et l’État français sont maintenant obligés de choisir. Il n’y a pas de juste milieu, il n’y a pas de moyen terme, il n’y a pas de chemin de retour. Il faut désormais choisir entre la civilisation et la barbarie absolue. Si nous ne suivons pas les héros, qui suivrons-nous ?

Le 8 octobre 2011 Rodilhan a eu l’honneur d’accueillir 95 héros. Sa plus grande erreur a été de les avoir expulsés. Mais en même temps que les héros, elle a chassé la légitimité de la corrida.

La corrida touche à sa fin alors que les héros sont désormais éternels.

PS : album photo ici. 


Le véganisme, c’est quoi et pourquoi ?

Vous ne comprenez pas qu’on puisse faire danser un taureau dans une arène et lui enfoncer des broches dans le corps juste pour le plaisir du spectacle ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on ait pu sacrifier un être juste pour s’habiller alors qu’il existe d’autres moyens ? (Et puis, le cuir c’est pareil que la fourrure. On peut faire de beaux canapés sans la peau d’un être sensible. Quant aux chaussures et blousons, il y a d’autres moyens également !) Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on puisse faire passer un animal de la jungle dans un cercle de feu, le faire vivre dans une toute petite cage, le battre pour qu’il soit meilleur uniquement pour le spectacle d’un cirque ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas, voire vous êtes choqué de savoir qu’avant d’arriver au magasin, votre crème corporelle a été testée sur un chat écorché vif qui ne verra jamais la lumière du jour car toute sa vie il servira à tester des produits (alors qu’on peut faire des produits naturels et non nocifs pour tout le monde) ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas le plaisir que peuvent prendre les chasseurs à arracher la vie d’un animal d’un coup de plomb ? Vous comprenez encore moins quand un chasseur vous parle de « gérer les populations » quand on sait que certains animaux sont élevés uniquement pour la chasse ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on puisse abandonner un chaton non sevré dans la rue sous prétexte qu’on déménage ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on donne des farines animales à une vache qui est herbivore, encore moins si on lui donne de la farine de vache ce qui la rend cannibale et provoque la maladie de la vache folle dans le seul but de lui faire produire plus de lait ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on laisse agoniser les animaux quand on leur donne la mort ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on puisse élever des poules entassées les unes sur les autres, qu’on leur coupe les ailes et le bec, qu’elles aient les pattes dans un état lamentable tout ça pour qu’on mange ce qui aurait pu être leur bébé ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on puisse broyer des poussins vivants uniquement parce que les mâles ne pondent pas ?  Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’il puisse y avoir autant de souffrance pour un plaisir qui va durer 3 minutes en bouches qui s’appelle foie gras ? (Et qu’en plus, on laisse mourir 50 % d’animaux impropres à la consommation.) Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas que dans les élevages de cochons, ils soient entassés les uns sur les autres ce qui les rend hargneux et que du coup, on leur lime les dents (sans anesthésie), on leur coupe la queue (sans anesthésie) et on les castre pour qu’il n’y ait pas de risque d’odeur (toujours sans anesthésie) ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Vous ne comprenez pas qu’on puisse manger un être qui soit fait de chair et de sang comme nous, qui éprouve la douleur et la peur, comme nous ? Les végans non plus ne comprennent pas.

Les végans, ce sont tout simplement des gens qui ont étendu la défense animale à tous les domaines. Parce que la vie d’un chien n’est pas plus importante que celle d’un poulet, celle d’un cochon d’inde pas plus importante que celle d’un serpent, que celle d’un homme pas plus importante que celle d’un ours ; les végans souhaitent abolir l’esclavage animal.

« La nature a créé des différences, l’Homme en a fait des inégalités ». Vous étiez d’accord avec certaines affirmations plus haut et d’autres vous ont paru absurdes. Pourtant, elles suivent toutes la même logique : celle du respect de la vie d’un animal.

 

L’Ump et le racisme d’État

Prière de regarder ce lien avant de lire mon texte : Baromètre des dérapages racistes

Pourquoi des personnes « éduquées » et « civilisées » se livrent-elles à des discours aussi ridicules et caricaturaux ? Est-ce parce qu’elle ne savent penser ? Est-ce par manque d’informations ? Est-ce à cause des erreurs de jugement ? Ou bien est-ce dû à leurs passions et préjugés qui, leur obscurcissant la vue, les rendent aveugles devant l’évidente bassesse de leurs soi-disant pensées ? Certes, il y a un peu de tout cela. Faire l’ENA ne nous prive pas d’avoir des préjugés. Avoir un Bac+8 ne nous empêche pas de nous adonner à nos instincts les plus bas et les plus destructeurs. Être étiqueté « ministre », « député » ou « maire » ne nous prive pas d’avoir la raison obscurcie par nos intérêts personnels et égoïstes. Mais au-delà de ces erreurs, qui sont, somme toute, humaines et compréhensibles (quoique légèrement inexcusables quand elle sont le produit de personnes qui, normalement, sont au service du peuple, de tout le peuple), au delà de l’excuse « ce ne sont que des Hommes, avec leurs défauts et leurs qualités » (oui, oui, ils ont des qualités aussi), au delà de la pitié condescendante que nous pourrions ressentir à les entendre se ridiculiser sans même s’en rendre compte, au delà de tout cela, disais-je, il y a quelque chose de plus grave : ces personnes font cela de manière intentionnelle car leur attitude fait partie d’une stratégie plus globale à laquelle ils se soumettent gentiment comme des gentils suiveurs qu’ils sont. Quelle est cette stratégie ? C’est, dans un sens, celle que nous raconte la parabole des grenouilles ébouillantées. Prenez des grenouilles, mettez-les dans une grande casserole avec de l’eau tiède. Chauffez l’eau de manière très douce, pour arriver ensuite à ébouillanter ces pauvres êtres qui, les changements s’étant faits de façon presque imperceptible, n’y ont vu que du feu… Quel rapport avec nos « politiques » ? Un tel lance une phrase raciste et se repentit. Un tel autre fait de même, et se repentit. Et ainsi de suite, beaucoup propagent des idées racistes et la plupart s’en repentissent. Mais plus il y a de pensées racistes propagées, moins il y a de repentis car cette propagation devient normale, devient régulière, devient la règle et on ne s’excuse pas pour ce qui est fait couramment… Cette stratégie d’une perversité digne des politiques fonctionne très bien. Propager des idées racistes de tous les côtés contribue à rendre ces idées banales et communes… et par là-même à leur donner la force souhaitée. C’est la banalisation de ce qui devrait rester minoritaire, c’est la normalisation de ce qui devrait être anormal, c’est la diffusion de ce qui devrait demeurer interdit. On peut punir un politique qui « dérape », mais comment en punir quelques dizaines ou centaines ?

En tout cas, ces idées mesquinement distillées réussissent à justifier le racisme et à y conforter ceux qui le propagent. Les maîtres disent « Attaquez » et les gentils esclaves répondent « A vos ordres ». Les politiques montrent les « ennemis » du peuple et le peuple montre aux politiques sa soumission en commençant la chasse aux nuisibles. Gentil peuple à la dignité inexistante, quand réussiras-tu à te faire tes propres idées sur le monde et à ne plus intégrer celles que t’imposent ceux que tu adules (puisque tu les suis) comme s’ils étaient des héros ? Quand comprendras-tu que les intérêts des politiques et les tiens ne sont pas les mêmes ? Quand verras-tu que tout ce qu’ils réussissent à faire c’est de te tourner contre tes semblables ? Quand réaliseras-tu que tous les gens du peuple ont comme ennemis communs ceux de la classe « dirigeante » ? Là sont tes vrais ennemis, habillés en de beaux costumes qui coûtent autant que ton salaire sur un an, affichant de beaux sourires pour mieux te séduire, te jetant quelques miettes de leurs gains qu’ils te doivent, feignant l’indignation contre des comportements « perturbateurs, anti-français, monstrueux, inacceptables, injustes, colonisateurs etc. »

Cher peuple docile, tant que tu ne sauras pas qui sont tes vrais ennemis, tu mériteras d’être guidé, que dis-je, commandé par eux. Et sur le passage de ta colère mal dirigée tu écraseras ceux qui étaient de ton camp, pendant que, dans leurs châteaux dorés, tes maîtres riront de ton ignorance…

 

Journaliste, on est mal

L’article original, que j’ai légèrement modifié se trouve ici : Animal, on est mal.

Surfant sur la vague de l’acquisition de la presse par quelques groupes industriels, une nouvelle tribu émerge : les adeptes du 100% ridicule

Nulle trace dans leurs articles, ni de journalisme, ni de profondeur, ni de professionnalisme, ni de déontologie. « Les industriels sont nos amis et on ne nuit pas à ses amis » enseignent-ils à leur progéniture. Eux ce sont les journaleux – à prononcer « personnes égarées dans le journalisme » -, comprenez journalistes version molle. Une communauté avec beaucoup de magazines qui se vendent bien surtout pour leurs nombreuses publicités qui représentent souvent le quart du nombre total de pages. Aucune étude ne permet de les dénombrer avec certitude, trop nombreux d’après certaines sources non-officielles.

Trop nombreux, mais peu convaincus et peu engagés. Par contre, ils sont très visibles. Parmi eux beaucoup de jeunes femmes apolitiques et non-initiées au monde intellectuel.

Les journaleux ont généralement un QI chacun (oui, je vous assure ! ) mais il arrive aussi que plusieurs s’en partagent un seul

Car les « commerciaux du journalisme » comme leurs détracteurs se plaisent à les nommer, se rêvent d’une humanité 100% béate et crédule. Ils attendent, avec délectation le jour où les lecteurs se trouveront en pénurie d’alternatives. Ambitieux. Ils ont le privilège de faire partie des pionniers.

Et pourtant leur nombre est largement supérieur à la moyenne.

Autant dire que dans des magazines publicitaires, les journaleux se sentent chez eux. Entre journaleux, le courant passe immédiatement. « Le jour où on ne fera plus souffrir l’intelligence des lecteurs, on ne fera plus souffrir les hommes » affirme l’un d’entre eux.

Un endroit de rencontres entre journaleux

D’autres sujets sont pourtant bien plus joyeux. La vie amoureuse des journaleux au menu du jour. Trouver un partenaire qui partage le même goût pour le travail amateur et les enquêtes bâclées, la ridiculisation des concepts et la malhonnêteté intellectuelle est à la portée de tous. « Je ne me voyais pas faire ma vie avec un journaliste de Politis ou pire, du Monde diplomatique» reconnaît une journaleuse, intransigeante. Du coup, ses possibilités de choix s’élargissent considérablement. Le gouvernement leur ouvre le champ des possibles avec les IEP (Instituts d’études publicitaires). Cette femme y est depuis 2006. Elle est toujours journaleuse.

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Oui, aussi étrange que cela puisse paraître, on fait beaucoup d’années d’études pour écrire des choses aussi ridicules. A quoi ça sert d’étudier tant ? A faire taire en nous des sentiments comme le devoir, la déontologie, l’honnêteté intellectuelle, le professionnalisme. Pour certains, cela réussit plutôt bien. Ah, puis il y a une autre raison à la longueur des études : apprendre aux étudiants à être concis. Regardez, mademoiselle Floriane Salgues réussit très bien ce travail : elle a pu condenser en une phrase, « les fous de tofu », le plus grand enjeu moral et philosophique du XXIème siècle, voire de toujours. Les conservateurs exultent. Je dois quand même avouer qu’il est une chose en rapport avec cette journaliste qui, malgré tout, me fait garder espoir : vu le niveau où elle est, elle ne peut que progresser.