Nous ne critiquons jamais une chose ou une personne mais seulement la perception que nous en avons

– pour critiquer en toute justesse et justice une personne ou une chose il faut qu’au moins deux conditions soient réunies : avoir un jugement omniscient et connaître ce que sont la personne ou la chose en elles-mêmes, c’est à dire indépendamment de la perception que nous en avons ;
– or, comme l’a bien dit Kant, nous ne pouvons pas savoir ce qu’est le monde extérieur, nous pouvons savoir tout au plus comment nous le percevons et comment il nous affecte
– c’est une chose banale quand on y pense, mais si nous critiquons une personne ça revient en fait à critiquer l’image que nous avons d’elle

Attendre l’homme parfait

Personne ne peut enlever la valeur d’un être

– on dit souvent que telle personne a été dévalorisée par ses parents, ses professeurs etc; mais n’oublions pas que personne ne peut dévaloriser un être car  dé-valoriser voudrait dire lui enlever sa valeur; comme la valeur est intrinsèque à l’être, nul ne peut la dérober.
– malgré tout ce que les autres disent ou font, la valeur de celui qui est opprimé reste complètement intacte
– personne n’a le droit ou les capacités d’évaluer l’importance et la valeur d’un être, quel qu’il soit…
– les êtres sensibles acquièrent une valeur inestimable en naissant et ne peuvent la perdre en aucun cas
– la valeur est comme un diamant qui, bien que recouvert de saletés, ne cesse d’être un diamant

L’important n’est pas tant d’être toujours heureux, mais souvent, seulement de ressentir

– notre but à nous tous est, bien sûr, notre bonheur, quel qu’il soit; mais qui n’a pas remarqué que souvent il y a comme une nostalgie du malheur ? Dans des moments où nous sentons que nos sentiments se sont évanouis sans qu’ils soient remplacés, qui ne sent pas un vide dans sa vie, qui n’a pas tendance à croire l’existence absurde ?
– souvent nous regrettons même le malheur profond, angoissant, destructeur car lui, au moins, nous fait sentir que nous existons profondément, que nous sommes sensibles, que nous goûtons aux mystères de la vie;
– celui qui souffre profondément n’est pas mort mais tout au contraire, il est profondément vivant
– le vrai malheur, paradoxalement, serait, tout en étant vivant, de ne (plus) rien ressentir du tout…

Einstein

 

Nourrir le loup

Un vieil Indien Cherokee racontait la vie à ses petits-enfants…

Il leur dit :  » Je ressens un grand tourment.

Dans mon âme se joue présentement une grande bataille.

Deux loups se confrontent.

Un des loups est méchant: il « est » la peur, la colère, l’envie, la peine,

les regrets, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité,

les ressentiments, l’infériorité, le mensonge, la competition, l’orgueil.

L’autre est bon: il « est » la joie, la paix, l’amour, l’espoir, le partage,

la générosité, la vérité, la compassion, la confiance.

La même bataille se joue présentement en vous,

en chacun de nous, en fait.

Silencieux, les enfants réfléchissaient… Puis l’un d’eux dit :

 » Grand-papa, lequel des loups va gagner  » ?

Le vieux Cherokee répondit simplement :

 » Celui que tu nourris ».